Bulle Internet et startups en danger : les licornes vont-elles mourir ?

La communauté Tech' tremble !  Fin 2015, la startup Square s’est vue valorisée 3 milliards de dollars sur le Nasdaq alors qu’elle en valait le double à peine un an auparavant. 90 % des licornes, ces fameuses startups valorisées plus d’un milliard de dollars pourraient disparaître, affirme Jim Breyer, célèbre capital-risqueur américain.  Comment se porte la communauté startups ? Les licornes vont-elles mourir ? Sommes-nous les témoins d’une nouvelle bulle Internet en passe d’exploser ? On fait le point sur le blog du dirigeant.

Les licornes : un club qui s’agrandit

Licorne Les licornes, définies comme de jeunes entreprises, non encore cotées en Bourse, mais valorisées plus d’un milliard de dollars, ont le vent en poupe ! 144 sociétés remplissent ces critères aujourd’hui contre à peine une quarantaine fin 2013. Côté français par exemple, le leader du covoiturage BlaBlaCar a récolté 200 millions d’euros lors de son dernier tour de table. Il s’est vu valorisé 1.6 milliard de dollars (1.4 milliard d’euros) sur le marché boursier. Quant à Vente-privée, l’entreprise peut se targuer être estimée 3 milliards de dollars par la banque d’affaires GP Bullhound.

Les nouveaux modèles économiques séduisent les investisseurs. Ces levées de fonds en série nous le prouvent.

Des nouveaux modèles économiques qui ont la cote

modèle économiqueMais quels types de startups attirent autant les investisseurs ? Le secteur de la FinTech est de plus en plus représenté parmi les licornes (18 % d’entre elles). Des startups comme Lending Club (plateforme de financement participatif), WeLend (plateforme de prêts entre particuliers) ou 8securities (service français de conseil en placement) concurrencent les banques et plaisent au grand public. Sinon, sans surprise, les secteurs du e-commerce, du software et les marketplaces sont les plus convoités par les fonds d’investissement. Ils représentent à eux trois 20 % des licornes mondiales.

Pour exemple, des entreprises comme Shazam, SigFox, Asos, Skype ou encore Spotify sont des licornes.

De la course à la licorne à l’explosion de la bulle Internet

Depuis l’an passé, l’engouement pour les licornes a passé un palier. Les levées de fonds se sont accélérées, les montants investis ont atteint des sommes record. AirBnB par exemple a récolté 400 millions de dollars en un seul tour de table. L’entreprise se voit valorisée 20 milliards de dollars ; Uber 50 milliards.

financementTout le monde y va de sa licorne. Image de marque oblige, les fonds d’investissement se damnent pour intégrer le capital d’une de ces sociétés en vogue, quitte à accepter une survalorisation en comptant sur les suivants pour surenchérir. Jusqu’à ce que la startup Square organise un tour de table... Et se retrouve valorisée deux fois moins que l’année dernière !

De retour à la réalité, les investisseurs constatent que oui, les licornes sont survalorisées par rapport à leur rentabilité réelle et non, le jeu ne peut pas continuer sans un retour sur investissement proportionnel. Cette surenchère généralisée pourrait bien exploser en vol et mettre à mal le secteur Tech’.

Snapchat et Pinterest condamnés à mourir ?

Selon le capital-risqueur Jim Breyer, 90 % des licornes actuelles seront dévalorisées, allant jusqu’à la faillite pour certaines d’entre elles (soit environ 14 sociétés saines sur 144 licornes !).

licorneXavier Lazarus, du fond d’investissement Elaia, se veut plus optimiste. Les licornes au modèle économique rodé ne disparaîtront pas, même si elles connaissent des hauts et des bas (comme toute entreprise). En fait, les startups dont le modèle économique ne nécessite pas une trésorerie considérable pour devenir rentable, celles qui reposent sur un portefeuille de clients réels qui payent pour un service ou un produit, ne risquent pas la faillite. Par contre, Xavier Lazarus cite Snapchat ou Pinterest comme des licornes "phénomène de mode", au modèle économique trop flou pour passer le cap de la baisse de confiance des investisseurs.

Concernant un potentiel effondrement sectoriel, là encore, Xavier Lazarus rassure. Si quelques licornes seront mises à mal, le Web ne connaîtra pas la chute vertigineuse subie au début des années 2000 lors de l’explosion de la bulle Internet. Aujourd’hui, le Web repose sur des bases solides, ce qui n’était pas le cas auparavant. Les entreprises facturent. La Toile s’est organisée. Les gens ont des Smartphones ; Internet fait partie de leur quotidien.

Les acteurs du Web et les adeptes de la Silicon Valley peuvent dormir sur leurs deux oreilles ! Licorne ou pas, nos startups ne seront pas freinées dans leur enthousiasme à changer le monde et les codes de nos sociétés.

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