Les 5 étapes pour créer sa start-up

Par Laurent Dufour, le 05/01/2021

Créer une entreprise est un challenge exigeant qui fait appel à des compétences très diverses. Notamment lorsque son activité est fondée sur de l’innovation. Créer une startup demande souvent au fondateur de faire évoluer son projet au fur et à mesure de l’information qu’il collecte et des expériences qu’il acquiert.

La plupart d’entre eux utilisent des méthodes itératives comme le Lean startup ou le design sprint pour développer une offre adaptée aux attentes de leurs futurs clients.

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Si les start-ups utilisent souvent des technologies innovantes, elles se caractérisent par un business model dit « scalable » qui leur permet de développer leur activité de manière exponentielle. Dans cet article, nous expliquons comment développer votre projet de start-up en 5 étapes.

Les 5 étapes pour créer sa start-up :

La création d’une start-up ne nécessite pas systématiquement de développer des technologies innovantes. Une idée novatrice peut tout à fait être mise en œuvre sur la base d’une offre existante ou en faisant évoluer un concept connu grâce à une ou plusieurs évolutions technologiques. Dans tous les cas, elle peut se faire en suivant 5 étapes  comprenant chacune plusieurs phases :

  1. Concevoir son projet,
  2. Etudier la faisabilité du projet,
  3. Concevoir le produit et/ou service et élaborer l’offre commerciale,
  4. Formaliser la création de l’entreprise,
  5. Lancer l’activité

A la fin de chaque étape, l’entrepreneur s’interrogera sur le besoin de modifier, suspendre ou arrêter son projet en fonction des résultats obtenus. Cette décision nécessite une prise de recul et une objectivité parfois de sa part. Cet article reprend et décrit chacune de ses étapes ainsi que les différentes phases qui la composent.

Remarque :

L’ordre des phases que nous décrivons peut être modifié en fonction de la nature et des besoins du projet. Certaines phases peuvent être avancées et intégrées dans une étape pour le besoin du projet.

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Étape 1 : Concevoir un projet clair et pertinent

Définir le pain point

On ne peut développer un projet d’envergure que s’il est clair et stable. Pour ce faire, il faut le définir précisément. Notamment en s’interrogeant sur le problème qu’on va résoudre qu’on appelle « pain point ». On parle ici du besoin, de l’envie, de la douleur, du rêve, … que ressentent les clients potentiels et auquel vous allez apporter une solution. Plus le problème à solutionner est explicite plus la réponse à apporter sera explicite.

Remarque :

Au cours de cette phase on s’attachera à définir le projet en s’interrogeant de manière générale sur :

  • Le(s) problème(s) que l’on veut résoudre,
  • Les clients que l’on cible,
  • La manière dont on veut atteindre les clients

Les réponses apportées ne sont pas engageantes pour la suite du projet mais elles incitent à aborder un certain nombre de points concrets et contribuent de ce fait à mieux le définir.

Identifier ses motivations

Si l’’entrepreneuriat est une démarche épanouissante, elle est aussi exigeante et parfois éprouvante pour le créateur et son entourage. Identifier les motivations qui nous poussent à entreprendre aide à clarifier ce qu’on est prêt à mettre en œuvre pour atteindre notre but et à obtenir le soutien de notre entourage. C’est un point essentiel, souvent évoqué lors des éventuelles recherches de partenaires.

Réaliser une maquette

Avant de commencer, il est important de maquetter le produit ou le service qu’on souhaite commercialiser. Cette phase est assez simple, elle consiste à concevoir une maquette basique de notre offre. Cela permet de dimensionner le projet, d’évaluer les éléments et ressources nécessaires à l’élaboration de l’offre, les points névralgiques, le temps, ….

Réaliser un POC

Le POC ou Proof Of Concept (preuve de concept) est une démarche permettant de valider la pertinence d’un projet de création. Il est réalisé dès que le concept de création est établi, c’est à dire en amont du projet afin de le cadrer et permettre de gagner en efficacité. Il contribue donc à faire mieux, plus vite et moins cher.

On l’utilise pour vérifier que le projet :

  • Présente un intérêt marketing et commercial,
  • Est techniquement réalisable,
  • Est économiquement viable.

S’il sert souvent dans le cadre d’un projet innovant, il s’applique à tous les projets entrepreneuriaux.

L’objectif du POC est de démontrer qu’il existe une opportunité commerciale (ou désirabilité du produit par des clients potentiels) et une faisabilité de business.

Il doit donc répondre aux questions :

  • Les clients potentiels désirent-il ce produit avec les fonctionnalités imaginées ?
  • Est-on capable de réaliser l’offre telle que les clients la demandent ?

Par exemple, si votre projet consiste à créer un service de livraison de pain par drone, le POC pourrait être une maquette du drone, quelques croquis des pages principales du site de commande, et une maquette du support permettant de transporter les baguettes.

Si le POC s’est développé avec les méthodes agiles (2001), la démarche de tester un concept pour valider les hypothèses de départ existe depuis toujours.

La plupart du temps, le POC est conçu à l’aide de méthodes itératives comme le Design Thinking ou le Design sprint.

Le POC ne doit toutefois pas être confondu avec le prototypage qui fait partie de la conception d’un produit (ou d’une offre) ou même le MVP qui, comme nous le verrons ci-dessous consiste en la conception d’un produit totalement fonctionnel dont les caractéristiques essentielles permettent de tester l’offre sur le marché.

Le POC n’est pas l’offre définitive que propose le startuper. Il peut toutefois être présenté à quelques clients potentiels pour avoir un premier retour sur l’intérêt que présente le projet et évaluer les attentes de ses futurs clients. Il peut ainsi aider à cadrer le projet et prendre les bonnes orientations avant même de commencer le projet de création.

Etape 2 : Etude de faisabilité

Dès lors que le MVP a permis d’établir qu’il était possible de concevoir une offre commerciale permettant de répondre au pain point, il ne reste plus, avant de se lancer, qu’à valider la faisabilité du projet.

Deux phases doivent être traitées pour valider cette seconde étape : valider l’existence, la taille et l’accessibilité d’un marché permettant le développement du projet et s’assurer de son potentiel économique via un business model

L’étude de marché

L’étude de marché pour startup permet de déterminer le potentiel de l’offre et de dessiner les contours du marché. Elle consiste en 3 parties complémentaires une analyse documentaire, une analyse qualitative et une analyse quantitative. Elle sert à évaluer le potentiel de l’offre de manière plus fine et précise que lors de la conception du produit. Elle étudiera notamment :

  • les clients types (attentes, typologies, habitudes, …),
  • la réglementation en vigueur,
  • les fonctionnalités attendues (produits, services, fonctions, …),
  • les prix du marché,
  • les influences internes et externes (innovation, concurrence, environnement, …) par exemple en réalisant une analyse Pestel

Elle sert aussi à étudier le fonctionnement du marché afin d’aider les fondateurs à l’aborder de la manière la plus efficace possible. Elle étudiera :

  • La segmentation du marché,
  • La manière dont l’offre et la proposition de valeur du projet sont perçues,
  • La concurrence et l’attractivité de l’offre (concurrence directe et indirecte, zone de chalandise, communication, …),

Ce travail servira lors de l’étude stratégique à cibler les segments les plus pertinents et à identifier le positionnement (marketing mix) le plus adapté.

Remarque :

Dans le cadre de la création d’une start-up, l’étude de marché diffère des autres cas d’études de marché en ce sens que bien souvent elle n’analyse pas un marché existant mais un marché inexistant, en devenir ou en pleine mutation.

C’est un point à prendre en considération pour limiter les risques liés à l’innovation, par exemple en confiant tout ou partie de l’étude à des professionnels ou des personnes qui connaissent le marché visé.

L’élaboration du business model

Le MVP permet d’identifier les fonctionnalités essentielles de la proposition de valeur, l’étude de marché de valider l’existence d’un marché, de le mesurer et d’en définir les caractéristiques. Pour valider la faisabilité du projet, reste à prendre l’ensemble de ces éléments pour identifier les processus permettant de créer et monétiser la proposition de valeur du projet. Cela consiste à lister :

  • Les ingrédients pour réaliser le projet,
  • La « recette » permettant de créer et maitriser la proposition de valeur,
  • Le résultat attendu,
  • Les dépenses prévues et les revenus attendus

Pour y parvenir, de nombreux entrepreneurs utilisent le Business model Canvas qui permet de construire le modèle économique du projet et établissant :

  • La proposition de valeur,
  • Les éléments clés (partenaires – ressources – activités),
  • La démarche commerciale (segments clients – relations client – canaux de distribution),
  • La structure de coûts,
  • Les sources de revenu.

Remarque :

La plupart du temps les créateurs de start-ups doivent adapter leur business model en fonction des évolutions du projet ou du marché. Dans le jargon, cela consiste à faire « pivoter » le projet en modifiant tout ou partie de ses caractéristiques, fonctionnalités ou spécificités. Cela survient généralement suite à l’avènement ou la découverte d’un élément bloquant ou à une modification (problème technique, départ d’une compétence essentielle, modification de la réglementation, arrivée d’un concurrent, …).

Parfois, l’impossibilité de réaliser un pivot ou les difficultés apportées par les nouveaux éléments amènent le créateur à devoir mettre fin à son projet.

Une fois l’étude de marché réalisée et le modèle économique établi, l’entrepreneur peut choisir de valider ou pas la faisabilité du projet. L’étude de marché lui a permis de percevoir comment le marché accueille son offre tout en déterminant ses forces et ses faiblesses. Elle a mesuré et dimensionné le marché définissant ainsi les perspectives du projet.

L’étude de business modèle a quant à lui posé les bases du fonctionnement économique du projet. Si sa rentabilité n’est pas encore établie, la recette commerciale est définie. Reste à élaborer le projet, à savoir concevoir l’offre et mesurer la profitabilité du projet.

Etape 3 : Elaboration du projet

Elaborer le projet consiste à concevoir l’offre commerciale (produit ou service). Elle consiste à valider la faisabilité technique du projet, à étudier la stratégie de développement et à commencer votre business plan.

La conception de l’offre

On entre ici dans la phase concrète de la conception, cela passe nécessairement par :

  • La fabrication de l’offre (identification des fournisseurs, identification des compétences, R&D, …),
  • L’identification des facteurs clés de succès (emplacement du local commercial, fonctionnalités clés, partenariat clé, associé, …),
  • La conception d’un prototype permettant de démontrer la faisabilité technique et d’évaluer des éléments essentiels à la réussite du projet,
  • L’évaluation des prototypes au travers de différents outils comme le MVP (voir ci-dessous). L’idéal étant de privilégier les outils qui intègrent l’avis du marché. On peut ici aussi utiliser le Lean start-up ou des méthodes déjà mises en œuvre comme l’étude de marché, le test and learn, …
  • La conception finale de l’offre et des conditions nécessaires à sa réalisation et/ou son industrialisation (recrutements, coûts de revient, temps de fabrication, services associés, outils de communication, éléments logistiques, SAV, …)

Réaliser un MVP

MVP sont les initiales de Minimum Viable Product. Cet anglicisme désigne la fabrication d’un prototype finalisé qui ne comprend que les fonctionnalités essentielles demandées par les clients cibles.

Ainsi, un produit minimum viable est un produit ou une offre qui dispose des fonctionnalités minimum pour pouvoir être commercialisé.

Minimum par le coût et les fonctionnalités, le MVP n’est toutefois pas l’offre définitive que propose le startuper. C’est une version minimale du produit final qui aide à comprendre, définir et segmenter les attentes de ses futurs clients et de prendre les bonnes orientations commerciales. Il permet de répondre à la question : le projet est-il commercialement abouti et viable ?

La démarche consiste à concevoir un produit ou un service en interrogeant quelques clients potentiels intéressés voire conquis par le concept et appelés « early adopters ». Le retour des early adopters se fait sous formes d’avis et recommandations. Il permet de faire évoluer et finaliser l’offre sous la forme d’itération successives.

Le concept de MVP est notamment mis en avant par la méthode du Lean startup.

Le but est de créer le produit le plus simple possible mais qui dispose des fonctionnalités essentielles pour déclencher l’acte d’achat.

Remarque :

Créer un MVP permet d’affiner les informations sur l’attente du marché grâce aux retours des early adopters (clients précoces). Cette démarche permet de guider rapidement et à moindre coût les entrepreneurs vers la solution la plus pertinente. Le nombre d’early adopters peut varier en fonction de la nature de votre activité et la taille que vous souhaitez donner à votre structure.

Par exemple, si votre projet consiste à créer un service de livraison de pain par drone, le MVP pourrait consister en un drone, un site de commande avec les pages essentielles (commande, paiement par exemple), et un prototype du sac de livraison gardant les baguettes chaudes.

La devise à appliquer : Expérimentez, améliorez ! 

La validation de votre MVP et l’étude de la fabrication de votre offre doit clôturer les questions sur la faisabilité commerciale (phase 2) et technique du projet et vous permettre de passer à la question : comment vais-je mettre en œuvre mon projet ?

Définir la stratégie commerciale

Avoir validé votre offre et étudié la manière dont vous allez la produire vous permet d’établir précisément quelles seront les forces et les faiblesses de votre projet.

Remarque :

Ce diagnostic interne ne peut intervenir avant puisque la variabilité de votre offre qui n’était pas encore définitive ne vous permettait pas de la définir suffisamment finement pour établir ses forces et ses faiblesses par rapport au marché existant (ou à venir).

Les résultats et l’analyse de votre étude de marché vous permettront de définir les segments de marché les plus pertinents pour développer votre projet.

En effet, votre offre commerciale et ses fonctionnalités étant définies et les conditions de production connues, il vous est maintenant possible de cibler les segments de marché les plus pertinents (porteurs, rentables, …) et d’établir le positionnement commercial le plus adapté pour chacun d’entre eux (politique de mix-marketing).

Pour affiner et valider votre stratégie de développement, il est conseillé de réaliser une analyse Swot. Cet outil simple et pertinent aide à clarifier votre stratégie et à identifier le plan d’action pour la mener.

Réaliser un business plan

Le business plan est une présentation synthétique de votre projet. Vous l’aurez bien évidemment commencé avant la phase de conception. Toutefois, la partie de conception de votre projet étant finalisée, il est maintenant possible de finaliser à 90% la description du projet qui compose la première partie de votre business plan

Etape 4 : La formalisation du projet

Une fois le projet finalisé il faut s’attacher à prévoir une structure juridique qui hébergera la société et lui offrira les conditions optimales pour se développer.

La formalisation du projet tient aussi dans l’évaluation précise de sa rentabilité, dans la réalisation de la partie financière du business plan et dans le fait de rassembler un financement suffisant pour lancer l’activité sereinement.

Le choix de la forme juridique la plus adapté

Il s’agit principalement de procéder au choix du statut juridique (entreprise individuelle, EURL, SASU, SARL, SAS, …) et de la fiscalité de l’entreprise (IR ou IS) en prenant en considération l’ensemble des éléments impliqués dans ce choix (régime d’imposition, protection sociale du dirigeant, levée de fonds, …).

Bien que certaines formes juridiques puissent être privilégiées dans certains cas, chaque projet est différent et nécessite une étude individualisée et personnalisée afin de trouver un fonctionnement optimum. Le conseil d’un professionnel est alors recommandé afin de prendre en considération à sa juste valeur chacun des aspects liés au statut juridique.

Remarque :

Si de nombreuses créations de société peuvent se contenter de statuts juridiques généraux, certains d’entre elles peuvent nécessiter une rédaction personnalisée.

C’est souvent le cas lorsqu’on crée une entreprise à plusieurs, lorsqu’on prévoit certaines dispositions spécifiques (capital variable, actions préférentielles, …) ou lorsqu’on prévoit une gouvernance particulière par exemple en cas de levée de fonds à venir.

La réalisation du prévisionnel financier

Avec le choix du statut juridique et du type de fiscalité, vous disposez de l’ensemble des éléments pour établir le prévisionnel financier de votre projet. Ce dernier sera établi sur la base :

  • Des prévisions de CA issues de l’étude de marché et de votre stratégie de ciblage,
  • Des coûts de matières nécessaires à la production de l’offre commerciale (matières premières, …),
  • Des charges liées à l’activité (loyer, assurance, honoraires, fournitures, …),
  • De la rémunération du dirigeant et des éventuels collaborateurs,
  • Des impôts et taxes,
  • Des autres charges (amortissement, charges financières, …),
  • Des revenus attendus,
  • Des subventions et exonérations de charges (Acre, …) et aides privées, locales, régionales, nationales et/ou européennes.

Ce travail permet de mesurer la rentabilité du projet, d’évaluer les besoins financiers, de calculer quelques indicateurs essentiels (coût de revient, seuil de rentabilité, capacité d’autofinancement (CAF), besoin en fonds de roulement (BFR), autonomie financière, …). Il permet aussi d’élaborer des éléments de synthèse qui aideront à comprendre comment le projet produit de la richesse (bilan et compte de résultat prévisionnel, plan de trésorerie, tableau d’investissement, SIG, …).

Le prévisionnel financier permet aussi de fixer une ligne directrice financière, d’établir des objectifs et d’élaborer un premier prévisionnel budgétaire.

Remarque :

Réaliser un prévisionnel permet aux entrepreneurs de comprendre la mécanique financière de leur projet. C’est en élaborant le prévisionnel qu’on mesure l’impact d’une embauche, l’importance du financement, le poids des charges financières, … Il est souvent très utile d’élaborer plusieurs scénarios et d’analyser les résultats obtenus.

Bien que restant très théorique, cette première approche financière du modèle économique est souvent très formatrice.

La rédaction de la seconde partie du business plan

Une fois le prévisionnel financier réalisé, il est possible de rédiger la seconde partie du business plan consacrée au financement du projet. Elle servira à montrer l’intérêt financier du projet à d’éventuels partenaires financiers (banques, investisseurs, Business Angels, …) afin de trouver les fonds nécessaires au lancement du projet (le plus souvent pour la phase d’amorçage).

La recherche de financement

Elaborer le prévisionnel financier met en avant les besoins de financement nécessaires à la mise en œuvre du projet. C’est en comparant ces besoins avec les apports que peuvent présenter les fondateurs qu’on détermine le montant des apports externes à trouver. Le plan de trésorerie permet de planifier les dates et le montant de ces apports.

Au final plus le travail de préparation du projet est précis, plus le prévisionnel financier sera réaliste et le risque maitrisé et limité. Bien qu’une création d’entreprise soit toujours risquée, notamment au vu des nombreux imprévus qu’elle comporte, un travail de qualité de l’ensemble des phases de préparation du projet est le meilleur moyen d’optimiser les chances de réussite.

Plusieurs solutions de financement peuvent être activées, leur pertinence dépend :

  • De la nature de vote activité. On n’utilisera pas les mêmes types de financement pour un commerce, une société de service, un food truck, ou une start-up.
  • De la forme juridique choisie. Les auto-entrepreneurs et entrepreneurs individuels privilégieront les financements privés alors que les créateurs de sociétés (EURL, SASU, SARL, SAS, SCI) pourront avoir accès à des financements privés ou professionnels.
  • Du montant de l’apport personnel. Plus le créateur s’engage dans son projet plus les éventuels investisseurs sont prêt à investir.
  • Du potentiel d’embauche du projet. Plus le potentiel d’embauche est important, plus il est facile d’obtenir des aides.
  • De l’avancement du projet. Plus le projet est avancé, et la preuve de sa rentabilité établie, plus il est facile de trouver un financement. Voici des exemples de financement actionnables en fonction de la phase d’avancement du projet :
    • Conception : financement personnel (économies, emprunt, indemnités chômage, …), subvention, aides diverses, love money, …
    • Amorçage : apport personnel, prêt professionnel (avec caution), love money, financement participatif (crowdfunding), subventions, prêt d’honneur, Business Angels (dans une moindre mesure), …
    • Développement de l’activité : prêt professionnel, Business Angels, subventions, investisseurs, levées de fonds, …

Une fois votre projet finalisé, vous êtes prêt pour la dernière étape, le lancement de votre start-up

Etape 5 : Lancement de votre start up

Créer son entreprise consiste à réaliser les démarches de création, à choisir ou installer l’entreprise, à optimiser les aides financières et choisir les bons partenaires.

Créer son entreprise

Il existe plusieurs solutions pour créer votre entreprise. Le plus simple est de confier l’ensemble des démarches à un avocat ou un expert-comptable. Cette solution est aussi la plus coûteuse et la plus longue.

Depuis plusieurs années la création d’entreprise en ligne se développe. Aujourd’hui créer son entreprise sur une plateforme juridique est à la fois sécurisé, simple, peu coûteux et rapide, encore faut-il choisir une plateforme de qualité et éviter de faire des dépenses inutiles.

Idéalement on choisira de passer par un juriste lorsqu’il est nécessaire de personnaliser la rédaction des statuts (clauses particulières, entrée d’un associé au capital, …). Sinon, la solution la plus courante est de créer sa société en ligne et faire faire les modifications statutaires en cas de nécessité. Cette solution présente l’avantage d’être peu coûteuse et de ne pas prévoir de personnaliser les statuts avant de connaître les exigences des futurs associés, ce qui nécessite souvent de faire faire deux fois le travail, prend du temps et coûte deux fois plus cher.

Installer son entreprise

Créer son entreprise est un challenge. S’entourer d’autres entrepreneurs permet aux jeunes créateurs de confronter leurs idées et partager leur expérience avec d’autres dirigeants. Intégrer des structures d’accueil comme un incubateur, un centre d’affaires ou une entreprise de domiciliation peut être une option intéressante.

Optimiser les aides financières

Les aides financières peuvent être de véritables planches de salut pour les entreprises dont le modèle économique met du temps à s’installer. Si certaines aides comme les maintiens des ARE, L’Arce, l’ACRE ou même le Nacre doivent être étudiées avant le lancement de l’entreprise, d’autres aides comme celles apportées par le réseau Entreprendre, France initiatives, certains concours nationaux ou régionaux ou BPI Frances peuvent être accordées après la création afin de consolider une activité naissante.

C’est en les ciblant et en les étudiant dès la création de l’entreprise qu’on maximise les chances de les obtenir.

Choisir ses partenaires

Diriger une entreprise c’est être seul aux commandes. Si certains entrepreneurs s’associent, d’autres créent leur entreprise seuls, le rôle des partenaires et notamment celui de l’expert-comptable devient alors essentiel.

Lors de la création de votre entreprise, pensez à choisir chacun des partenaires avec lesquels vous allez travailler. Ces partenaires contribueront positivement ou négativement à la réussite de votre projet de manière directe. Dès lors que vous choisissez un partenaire, faites-le en connaissance de cause, éviter la solution de facilité c’est-à-dire de vous confier à l’avis d’un ami, d’un parent ou de toute autre personne, vous êtes le seul à pouvoir déterminer la qualité et les compétences des partenaires qui vous accompagneront pour développer votre projet. Si parmi les partenaires, le choix de l’expert-comptable est sans conteste le plus important d’autres ont aussi une grande importance. Voici une liste non exhaustive de ce qu’ils peuvent vous apporter (ou vous coûter si le partenariat n’est pas optimum ou mal négocié) :

  • Votre expert-comptable pour les conseils juridiques, fiscaux, et sociaux. Il vous aidera aussi à gérer votre entreprise et vous permettra de gagner en efficacité administrative et à éviter certains pièges comme les fausses taxes. Pour information, les experts-comptables ont un devoir de conseil, tout manquement de leur part peut faire l’objet d’une réclamation auprès de l’ordre des experts-comptables.
  • La comptabilité en ligne. Certains entrepreneurs choisissent de faire faire leur comptabilité en ligne. Cette solution peut être intéressante à condition de traiter en direct avec le site de comptabilité. Eviter les intermédiaires qui négocient un contrat pour vous, le résultat est souvent désastreux.
  • Vote avocat pour vous apporter des conseils juridiques et fiscaux pointus et éclairés
  • Votre banque (les frais bancaires des comptes professionnels sont nettement plus importants que pour les comptes privés. Lors de la création de votre entreprise ne vous précipitez pas, commencez par utiliser le compte en ligne d’une néobanque et négocier les conditions tarifaires de votre compte pro dans les banques traditionnelles.
  • Votre adresse de domiciliation. Si de nombreux entrepreneurs disposent d’une adresse pour domicilier leur entreprise, d’autres utilisent une société de domiciliation. Pensez à choisir votre société de domiciliation afin d’obtenir les meilleurs tarifs et les services adaptés à vos besoins.

Remarque :

Si s’associer est perçu à juste titre comme un risque par de nombreux créateurs, le choix d’un associé de qualité accroit considérablement les chances de réussite. Ce constat pousse certains incubateurs comme Euratech près de Lille à préférer les projets portés par plusieurs futurs associés.

Vous voilà paré pour vous lancer dans une aventure exigeante et épanouissante qui vous permettra de vous accomplir. Si vous avez besoin de conseils ou d’informations n’hésitez pas à nous en faire part, l’équipe du blog du dirigeant se tient à votre service pour vous aider dans vos démarches.

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Laurent Dufour

Laurent Dufour -

Fondateur du site Le Blog du Dirigeant. Diplômé d’un master en management (droit, finance, marketing et gestion) et ancien cadre dirigeant, Laurent Dufour conseille et accompagne les créateurs et les dirigeants pour créer, développer et gérer leur entreprise depuis 2010.


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