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Le plan de financement : définition et optimisation

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Le plan de financement est le tableau central du prévisionnel financier. Il identifie les besoins nécessaires au développement de votre affaire.

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Le plan de financement : définition et optimisation

Il fait le point sur les ressources disponibles pour la concrétiser. Parce que chaque nouveau projet nécessite un budget, que cela soit en phase de création ou de développement, l’outil fait partie intégrante de la vie de l’entreprise.

Qu’est-ce qu’un plan de financement ? Quelles sont les règles bancaires à connaître pour l’optimiser ? Le Blog du Dirigeant fait le point.

Qu’est-ce qu’un plan de financement ?

Les emplois

Le plan de financement liste vos besoins au démarrage d’un nouveau projet : les investissements matériels et immatériels (achat d’un brevet, protection d’une marque, droit au bail…), les nouveaux stocks… En gestion, les besoins au démarrage d’une activité ou d’un projet de développement se nomment « les emplois ».

Cette première étape identifie avec précision les investissements nécessaires à la concrétisation de votre projet ainsi que son budget.

Attention :
Vous n’aurez probablement pas assez de chiffre d’affaires pour couvrir vos premières mensualités ou dépenses inattendues. N’oubliez pas d’ajouter à la liste de vos emplois un minimum de liquidités, à savoir la fameuse trésorerie de départ (au démarrage ou au développement).
Remarque :
En phase de création, la liste des emplois représente la stratégie commerciale élaborée pour intégrer le marché (matériel et investissements, trésorerie, mais aussi budget de communication au démarrage).

Dans le plan de financement, les investissements matériels et immatériels sont appelés « immobilisations ». Les immobilisations représentent les biens amortissables, destinés à rester dans l’entreprise. Elles se répartissent entre les immobilisations corporelles (investissements matériels), les immobilisations incorporelles (investissements immatériels) et les immobilisations financières (titres de participation, cautions). Le stock, le budget de communication ne sont pas des immobilisations.

Les ressources

Le plan de financement ne serait pas complet sans la liste des ressources mobilisées pour financer vos emplois ! Parmi elles, votre apport personnel, les crédits bancaires ou fournisseurs, les aides complémentaires.

La deuxième étape consiste alors à lister l’ensemble de ces ressources et d’évaluer leur montant. Les organismes de crédit répondent à des critères stricts. Pour que votre plan de financement soit validé, quelques règles sont à connaître.

Les exigences de la banque

Les établissements bancaires appliquent la philosophie du partage des risques. L’apport personnel est indispensable. La règle des 70-30 s’impose. À vous d’apporter 30 % du coût du projet pour que la banque accepte de financer les 70 % restants. Depuis la crise financière de 2008, la règle s’approche plutôt des 50-50… Tout dépend de la qualité de votre projet, du degré de confiance de la banque et des garanties apportées.

Remarque :

L’apport personnel peut provenir de vos poches ou de celles de votre entourage. Dans ce deuxième cas (prêt personnel ou don), le jargon de la création d’entreprises parle de « love money ».

Le prêt d’honneur

Le prêt d’honneur vise les entrepreneurs qui n’ont pas suffisamment d’apport pour valider la contrainte du partage des risques.

La plupart des prêts d’honneurs sont accordé avec un taux de remboursement à 0% ; ils sont aussi attribués en nom personnel.

En aucun cas le prêt d’honneur ne finance la totalité du projet. Son objectif est d’augmenter votre capacité d’apport ; de faire levier pour accéder au crédit bancaire.

Remarque :

Le prêt d’honneur est proposé par des plateformes d’initiatives locales, toutes chapeautées par l’organisme France Initiative. Les montants maximums et les règles d’attribution du prêt d’honneur divergent d’un département à l’autre.

L’astuce :
Certains dispositif régionaux qui remplace le NACRE arrêté en 2017, proposent un prêt d’honneur. Renseignez-vous auprès des organismes de conseil proches de chez vous !

Les garanties du plan de financement

Pour qu’un plan de financement soit valide, les établissements de crédit exigent des garanties. Les investissements qu’ils financent sont forcément hypothéqués mais cette démarche est insuffisante.

L’objectif de la banque est de sécuriser son prêt par des actifs qui ne dépendent pas de l’activité de l’entreprise.

Ne risquez pas vos biens personnels, faites appel à un fonds de garantie ! L’Organisme France Active propose ses services : la garantie France Active et la garantie FGIG, qui signifie fonds de garantie à l’initiative des femmes. Comme son nom l’indique, cette deuxième prestation vise uniquement nos fières entrepreneuses. OSEO, devenu BPI France en juillet 2013, propose également son service de garantie.

Attention :

La garantie à un coût. Des mensualités sont à prévoir. N’oubliez pas de les intégrer dans vos besoins en trésorerie au démarrage !

Remarque :

Les fonds peuvent garantir jusqu’à 70 % du montant du prêt. La banque est en droit d’exiger une garantie personnelle complémentaire. En cas de défaillance, vous ne serez pas exempté de remboursement du crédit.

La trésorerie

Parce que la banque aime la sécurité, elle ne prête que pour financer les immobilisations. Dans votre plan de financement, le montant du crédit bancaire doit correspondre au montant de vos besoins en investissements.

Quant au stock et à la trésorerie au démarrage, vous ne pouvez compter que sur votre apport personnel, augmenté du prêt d’honneur. Si ce montant s’avère insuffisant, OSEO peut compléter vos liquidités par le Prêt à la Création d’Entreprise (PCE). Il est exclusivement dédié aux besoins en trésorerie.

Attention :

  • le montant du PCE est plafonné à 7 000 euros.
  • le budget de communication au démarrage n’est pas une immobilisation ! Il faut l’inclure dans vos besoins en trésorerie.
Remarque :
Dans le plan de financement, la création d’un site internet peut être considérée comme une immobilisation. Pourtant, sans fichier client, votre site n’aura aucune valeur. À vous de convaincre la banque de votre projet, au risque de voir ce budget considéré comme un besoin en liquidités.
Remarque :
Pour votre stock, n’hésitez pas à solliciter un délai de paiement auprès de vos fournisseurs !

Votre plan de financement est faisable à partir du moment où il respecte ces nombreux critères. Finalement, sa construction nécessite un minimum de réflexion !

  • Avez-vous suffisamment d’apport personnel pour vous lancer ?
  • Devez-vous passer par une étape intermédiaire moins coûteuse ?
  • Vos besoins en trésorerie au démarrage sont-ils en adéquation avec les ressources mises à votre disposition ?

N’oubliez jamais que la majorité des entreprises en difficulté accusent des problèmes de liquidités. Ne réalisez jamais votre plan de financement à la légère !

Remarque :

Dans un business plan, le plan de financement initial s’appelle « plan de financement au démarrage ». Il se prévoit année par année, pendant 3 ans.

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