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L’ouverture d’une pharmacie se distingue de la création ou de la reprise d’une entreprise classique en ce qu’elle demeure très réglementée.

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Ouvrir ou reprendre une pharmacie

Il est donc impératif de bien maîtriser les différentes conditions que requiert un tel projet.

Le blog du dirigeant vous propose de revenir en détail sur les principales caractéristiques liées à l’ouverture d’une pharmacie.

Quelles sont les principales conditions à respecter pour ouvrir ou reprendre une pharmacie ?

L’activité de pharmacie, permettant de disposer du monopole quant à la vente de médicaments, nécessite des qualifications particulières.

En effet, toute personne désireuse d’ouvrir une pharmacie doit :

  • Avoir le diplôme de docteur en pharmacie ;
  • Avoir une expérience d’au moins six mois en tant que pharmacien.

A côté de ses conditions propres à la personne, l’ouverture d’une pharmacie nécessite également l’obtention d’une licence délivrée par l’agence régionale de santé.

Une demande préalable doit ainsi être introduite auprès de cet organisme préalablement à l’ouverture.

Une fois la demande reçue, l’agence régionale de santé transmet celle-ci, pour avis, au préfet, à l’ordre national des pharmaciens ainsi qu’aux syndicats représentatifs des pharmaciens.

En l’absence de réponse de ces trois instances pendant un délai de deux mois, leur avis est considéré comme positif.

L’agence régionale de santé dispose d’un délai de quatre mois (à compter de l’enregistrement de la demande) pour rendre sa décision, étant précisé que son silence vaut rejet.

L’ouverture d’une pharmacie est soumise à un numerus clausus, de telle sorte qu’il n’est pas possible de s’installer librement dans n’importe quelle ville.

L’autorisation d’ouvrir une pharmacie dépend de la population de la commune dans laquelle l’implantation est prévue. Ainsi, il n’est en principe pas possible d’implanter une pharmacie lorsque la commune compte moins de 2 500 habitants.

Le nombre de pharmacies autorisées à s’implanter se calcule ensuite par seuils de population. Autrement dit, plus le nombre d’habitants est élevé au sein de la commune et plus le nombre de pharmacies autorisées à s’implanter sera important.

Remarque :
L’agence régionale de santé peut imposer le secteur géographique dans lequel la pharmacie sera créée et peut décider d’instaurer une distance minimale entre deux officines de pharmacie.

Parallèlement à cette procédure devant l’agence régionale de santé, le projet doit faire l’objet d’une déclaration auprès de l’ordre régionale des pharmaciens.

Attention :
Un pharmacien ne peut être propriétaire que d’une seule pharmacie. Il est néanmoins possible que plusieurs pharmaciens décident de s’associer au sein d’une société pour exploiter une pharmacie. Il n’est également pas possible pour un pharmacien d’exercer une autre profession parallèle.

Quels sont les principaux aspects juridiques et économiques à prendre en compte pour ouvrir une pharmacie ?

La profession de pharmacien peut être exercée :

  • En nom propre,
  • Sous forme de société.

Dans cette seconde hypothèse, le statut juridique de la société disposera de spécificités pour tenir compte, notamment, du caractère libéral de la profession de pharmacien et des règles déontologiques.

La société pourra être :

  • Unipersonnelle (SELURL ou SELASU par exemple),
  • Pluripersonnelle (SELARL, SELAS…).

De multiples démarches légales, fiscales et administratives devront également être accomplies dans le cadre de la création de la pharmacie (démarches auprès du greffe du tribunal de commerce, de l’ordre des pharmaciens…).

Au-delà de l’aspect juridique stricto sensu, l’ouverture d’une pharmacie nécessite d’établir un prévisionnel pour anticiper les conditions économiques et financières du projet ainsi que sa viabilité.

Le prévisionnel prévoira notamment :

  • Les recettes prévues (vente de médicaments notamment),
  • Les charges (les principales d’entre elles trouvant leur consistance dans le paiement des salaires, l’acquisition des stocks de médicaments, le paiement des loyers, des cotisations ordinales, des assurances…).

Il convient également de définir les sources de financement pour ce qui est des investissements liés à la création de la pharmacie (aménagement du local, acquisition du mobilier, du matériel informatique…).

Remarque :
Des investissements spécifiques à la réglementation de la profession sont également à prévoir (réglementation de l’enseigne extérieure, badges…).

Au regard de l’importance de la réglementation précédemment décrite, la création d’une pharmacie demeure relativement rare de nos jours, les projets se concrétisant généralement par voie de reprise d’une pharmacie déjà existante.

La reprise d’une pharmacie

Dans le cadre d’une reprise, le repreneur peut acquérir :

En pratique, la pharmacie est généralement valorisée par l’application d’un pourcentage de son chiffre d’affaires.

La reprise d’une pharmacie permet d’éviter la complexité liée à la création (autorisation…) et offre au pharmacien la possibilité de disposer d’une clientèle déjà existante et d’une organisation déjà mise en place.

Le principal inconvénient de la reprise d’une pharmacie demeure son coût (prix du fonds ou des titres, paiement de droits d’enregistrement…).

Conclusion

La création d’une pharmacie, de par la complexité liée à sa réglementation, nécessite de prendre attache auprès d’un professionnel. En tout état de cause, un arbitrage création / reprise doit être réalisée en amont pour optimiser les chances de réussite du projet.

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