Qu'est ce que le capital risque ?

Par Marie Lusset, le 15/10/2020

Le capital risque est apparu aux Etats Unis dans les années 1940 sous le nom de Venture Capital, et prend son envol avec le développement de l’industrie électronique. Lorsque le capital risque est transposé en France, il est transformé et émerge grâce à l’action des pouvoirs publics à partir des années 1970.

Le Blog du Dirigeant vous en dit plus sur le capital risque ! 

Qu'est ce que le capital risque

Qu’est ce que le capital risque ? 

Le capital risque est un investisseur, mais un investisseur informel qui soutient aussi bien économiquement que stratégiquement les sociétés qui ne sont pas encore côtées en bourse. C’est une opération d’investissement dans les fonds propres de l’entreprise. L’objectif étant de participer financièrement au développement de ces entreprises afin de réaliser une plus value substantielle lors de la cession des titres. La participation n’est donc pas destinée à être permanente. 

Cet investisseur finance et soutient les starts up et entreprises prometteuses et opérationnelles à fort potentiel de développement. 

Le capital risque représente deux catégories : 

  • on parle de capital amorçage lorsque celui ci est tourné vers la phase de création de l’entreprise 
  • on parle de capital création lorsqu’il intervient dans la phase de création

Par opposition au capital développement, qui correspond à une augmentation de capital pour une phase de développement dans une entreprise déjà créée, et au capital transmission qui intervient lors des phases de cession ou de reprise d’entreprise. 

La différence entre le capital risque et les investisseurs classiques

La différence entre le capital risque et les investisseurs dits plus “classiques” est que la relation dans le cadre du capital risque ne se limite pas au seul lien économique de débiteur-créancier. 

Le capital risque peut intervenir de manière directe dans la gestion et la prise de décision en tant qu’actionnaire pour s’assurer de la réalisation des objectifs fixés. 

Une fois que la start up ou l’entreprise est lancée, ou qu’elle se développe, le capital risque revend ses actions et réalise de ce fait une plus value sur les participations prises à l’origine. 

Pourquoi faire appel à un capital risque ? 

Le capital risque sert principalement à financer des entreprises qui sont en cours de vie, la plupart du temps stables et en expansion alors pourquoi faire appel à un capital risque ? Les entreprises aidées sont généralement des entreprises soutenant des projets innovants, qui demandent des investissements importants qui ne peuvent pas être obtenus uniquement par le circuit classique de financement. 

Il est également possible de combler ce besoin de financement par le recours au financement participatif. 

NB : Le capital risque n’est pas un financement à négliger, car bien que les sommes apportées soient généralement conséquentes, le fait de recourir à un capital risque suppose d’accepter que ce dernier prenne des participations dans l’entreprise, et acquiert de ce fait un pouvoir décisionnel. 

L’entreprise au moment de la mise en oeuvre de son innovation a besoin de capitaux pour financer aussi bien la recherche de l’innovation que l’élaboration de prototypes, c’est ce qu’on appelle la phase d’amorçage. 

Le capital risque peut être utile dans plusieurs hypothèses : 

  • si l’entreprise développe une idée qui est innovante et qu’il faut concrétiser : cela implique la création d’une structure juridique, mais également le développement de ce nouveau produit ou service. Le financement dans cette hypothèse est important et nécessite un apport important de capitaux 
  • dans le cas ou une idée émerge dans le cadre d’une structure déjà existante, la structure a déjà reçu des financements, mais dans le cadre du développement de la nouvelle idée, elle nécessite une nouvelle fois un apport en capitaux 
  • le produit ou le service est développé et est prêt pour sa mise sur le marché. Cette mise sur le marché nécessite également des investissements, notamment dans le cadre de la communication entourant cette mise sur le marché, mais également dans le développement commercial. 

Comme tout investissement, les investisseurs prennent des risques en investissant, notamment ceux de ne pas pouvoir revendre les actions souscrites, ou de tout perdre dans le cas où l’entreprise diaprait 

Comment cela fonctionne-t-il ?

Le choix des investisseurs d’investir ou pas dans le projet présenté se fonde de manière générale sur le business plan, qui est lui même fondé sur une étude de marché, des études prévisionnelles de retour sur investissement, et de divers indicateurs financiers.. 

L’entrée au capital

Le capital risque décide de son entrée au capital de la société après étude du business plan et une présentation, rapide de l’entreprise, de son produit, du marché visé, et de ses objectifs de développement par l’équipe dirigeante

Cette phase d’étude du projet peut prendre plusieurs mois.

Le capital risque peut être mis en place : 

  • par la souscription d’actions ordinaires 
  • souscription à des actions à dividendes prioritaires ou assorties de bons de souscriptions d’actions 
  • accorder des avances en compte courant d’associé 

Sortie du capital 

La rémunération des investisseurs tient essentiellement dans la plus value qu’ils réalisent une fois qu’ils sortent du capital. 

Plusieurs options sont possibles pour en sortir : 

  • réduction ou amortissement capital 
  • rachat des titres par les associés initiaux 
  • revente des titres à une autre entreprise 
  • introduction en bourse de la société 

Qui sont les investisseurs en capital risque ?

Le capital risque est mis en oeuvre par des sociétés de gestion, agrées par l’Autorité des Marchés Financiers. L’AMF gère des véhicules d’investissement appelés fonds, qui peuvent prendre plusieurs formes dont la société de capital risque (SCR), fonds commun de placement à risque (FCPR), fonds d’investissements de proximité (FIP). Ces fonds sont soumis à des quotas d’investissement fixés par voie législative. 

Il y a plusieurs catégories d’investisseurs : 

  • fonds nationaux : publics ou privés, pouvant être spécialisés ou non. Certains fonds sont spécialisés dans le high tech, les énergies propres, les biotech…
  • les fonds régionaux 
  • la corporate venture : ces fonds sont crées par de grands groupes industriels, intervenant dans leurs propres secteurs d’activité. 

Ils interviennent généralement en phase de création ou en phase de développement même si cela est plus rare. Les investissements sont généralement des sommes supérieures à 300 000 euros.  Ces fonds ont l’avantage pour les industriels de maitriser les avancées technologiques sur leurs marchés. 

  • Business Angels : ce sont des particuliers, avec l’expérience du monde des affaires, et qui investissent dans des projets innovants. 
  • Micro capital risque : ce sont des clubs d’investisseurs informels. On trouve notamment les Cigales, qui financent pour des petites sommes allant de 1500 à 3000 euros. 

Comment choisir le bon investisseur ? 

Votre choix d’investisseur dépend de plusieurs critères dont le stade de l’intervention, des montants accordés, des secteurs d’interventions certains fonds étant spécialisés, de la couverture géographique. 

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Marie Lusset

Marie Lusset -

Marie Lusset est diplômée d’un master en droit des affaires internationales et d'un master en management et développement des entreprises. Elle accompagne les porteurs de projet à créer leur entreprise et développer leur activité.


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