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Comment calculer une remise commerciale ? Méthodes et possibilités
D’une manière générale, une remise commerciale correspond à une réduction tarifaire qu’un vendeur accorde à son client.
Il existe cependant d’autres termes comme la ristourne ou le rabais ou l’escompte qui permettent de préciser le type de remise accordée.

Nous proposons dans cet article de vous expliquer la différence entre une remise, un rabais, une ristourne et un escompte, puis d’étudier la manière de calculer une remise commerciale et d’évaluer son montant initial et final. Bien connaître ces notions vous aide à améliorer votre gestion, à préserver votre trésorerie, à atteindre votre seuil de rentabilité le plus vite possible et à assurer la pérennité de votre activité.
Qu’est-ce qu’une remise commerciale ? Définition
Par exemple, lorsqu’un professionnel offre une remise à une entreprise qui commande un volume supérieur à la moyenne, afin de stimuler les ventes et de favoriser une relation commerciale durable.
C’est ce qu’on appelle le geste commercial : en baissant le prix initial, le vendeur espère satisfaire son client dans le but qu’il revienne et/ou partage sa satisfaction dans son entourage. Cette pratique est particulièrement fréquente dans les secteurs de la grande distribution et de l’industrie où les commandes en gros sont la norme.
Qu’est-ce qu’un rabais ?
Par exemple, une baisse de prix peut être appliquée sur un article ayant servi en exposition.
Lorsqu’elle est effectuée dans un second temps (pour une non-conformité par exemple), elle prend la forme d’un avoir comptable. Ce type de réduction est aussi un moyen de préserver la satisfaction client tout en reconnaissant les erreurs. Une réduction sur une livraison endommagée fidélise le client et l’encourage, à l’avenir, à poursuivre ses commandes exclusives avec cette entreprise.
Qu’est-ce qu’une ristourne ?

Cette démarche motive l’acheteur à réaliser un certain volume d’achat pour obtenir une baisse du prix, elle prend souvent la forme d’un avoir utilisable sur de futures factures.
Par exemple, une entreprise de fourniture de bureau accorde une ristourne de 5 % à ses clients dès que leurs achats mensuels atteignent 5 000 €. Ce système de récompense vise à encourager une relation commerciale régulière et à augmenter les volumes de vente.
Qu’est-ce qu’un escompte ?
Par exemple, une facture de 10 000€ est réglée dans les 10 jours suivant son émission, l’entreprise peut accorder un escompte de 2 %, soit une économie de 200€ pour le client. Ce type de réduction encourage les paiements rapides, améliorant ainsi la trésorerie de l’entreprise.
Le calcul d’une remise commerciale
Lorsqu’un vendeur réalise une remise commerciale, il s’exprime en valeur (par exemple 100 euros de remise) ou en pourcentage sur le prix de vente (5% de remise).
La remise commerciale en valeur
Lorsque le vendeur réalise une remise en valeur, il est important qu’il ait une notion de ce que cette valeur représente par rapport à son prix de vente et son prix d’achat. Pour se représenter l’importance de la remise effectuée, on peut l’exprimer en pourcentage de réduction en faisant un produit en croix :
Exemple : Lorsqu’un produit est vendu au prix normal de 150 € et que le vendeur applique une remise de 25 €.
- Le prix de vente remisé est de : 150 – 25 = 125 €
- Le vendeur a réalisé une remise de : 25 / 150 x 100 = 16,67%
La remise commerciale en pourcentage
Lorsqu’un vendeur effectue une remise commerciale en pourcentage, il applique un taux de remise sur un tarif TTC selon la formule suivante :
Exemple : Lorsqu’un produit est vendu au prix normal de 250 € et que le vendeur applique une remise de 8%.
- Le prix de vente remisé est de : 250 x (1 – 8/100) = 250 x 0,92 = 230 €
- Le montant de la remise est de : 250 – 230 = 20 €
Comment évaluer le montant d’une remise commerciale ?
Le sujet de cet article n’est pas de se prononcer sur le montant ou le taux de remise à effectuer. Chaque cas étant particulier, c’est au dirigeant de fixer la politique tarifaire dont font partie les remises commerciales (en tenant compte du cadre réglementaire).
Par contre, il peut être intéressant de se demander jusqu’où peut-on baisser le prix car cette décision doit s’appuyer sur des outils et des méthodes précises pour évaluer les impacts financiers à court et long terme.
La réponse à cette question se trouve d’une part dans le niveau de connaissance du dirigeant de son coût de revient unitaire, de sa marge (ou son taux de marge) et d’autre part dans la raison de remise effectuée.
La nécessité de connaître le coût de revient unitaire
Avoir une bonne connaissance du coût de revient unitaire permet de bien définir les limites acceptables d’une remise commerciale. En effet, comment connaître l’impact d’une remise sur la rentabilité d’une vente si on ne connaît pas la structure de coût de ses produits : taux de marge, niveau de frais fixes, coût d’achat … N’hésitez pas à consulter nos fiches pratiques sur le coût de revient, le taux de marge et le calcul du prix de vente.
Le montant d’une remise dépend aussi de sa raison
1 – Lorsqu’une remise commerciale vise à conserver le client
Il faut donc qu’elle soit suffisamment représentative tout en conservant un niveau de marge suffisant à l’entreprise.Cela peut inclure une réduction spéciale pour les clients fidèles ou les contrats à long terme.
2 – Lorsqu’une remise est due à un problème de qualité ou de non-conformité mineure.
Il est préférable de réparer l’erreur en changeant le produit ou complétant le service et de faire une remise commerciale significative pour « redorer » l’image de l’entreprise. Ceci permettra au client de conserver une image positive de votre entreprise, d’être satisfait de son achat et de se sentir considéré, ce qui, au final, évitera le «bouche à oreille » négatif.
Faire un geste significatif dépassant le montant de la marge peut être utile. Il doit être exceptionnel et être décidé rapidement pour plusieurs raisons :
- Cela évite de passer trop de temps sur les problèmes, leurs résolutions sont donc moins coûteuses,
- Un problème qui traîne a plus de risque de dégénérer,
- Moins un client réclame, plus il lui est facile de reconnaître que l’entreprise a fait le nécessaire pour le satisfaire.
3 – Lorsque la remise est faite pour des raisons liées au stockage
Si c’est une remise faite pour des raisons de surstock, de non-conformité du produit (qui est encore utilisable), ou d’invendu … Elle doit être suffisante pour se séparer rapidement de ces produits. Et tant mieux si certains font des affaires, cela fera une bonne communication en votre faveur. Ce type de remise est fréquent en fin de saison ou avant l’arrivée d’une nouvelle collection.
Le stockage coûte cher en place, en vol, en démarque et en temps passé à le gérer. Une fois que le produit n’est plus vendable à un prix de commerce normal, il faut s’en séparer au plus vite, quitte à perdre un peu. De plus, vendre ces produits, c’est prendre conscience qu’on perd de l’argent et cela aide à mieux acheter ainsi qu’à se rendre compte qu’on aurait peut-être pu faire autrement … Ainsi, une réduction de 40 % sur des produits invendus peut attirer des clients tout en libérant de l’espace dans l’entrepôt.
4 – Lorsque la remise est faite en contrepartie d’un escompte
Si enfin c’est un escompte, il doit être inférieur au coût financier que présente le crédit client. Par exemple, proposer un escompte de 2 % pour un paiement sous 10 jours peut encourager les clients tout en améliorant la trésorerie de l’entreprise. N’oubliez pas que la loi sur le crédit client a été récemment renforcée.
Comment comptabiliser une remise commerciale ?
La comptabilisation d’une remise commerciale dépend de deux critères : le moment où la réduction est accordée (sur la facture initiale ou après) et la nature de la réduction (commerciale ou financière).
Remise accordée directement sur la facture
Lorsqu’une réduction commerciale (remise, rabais ou ristourne) figure directement sur la facture initiale, elle vient en déduction du prix de vente brut pour obtenir le net commercial. C’est ce net commercial qui sert ensuite de base au calcul de la TVA.
Dans ce cas, aucune écriture comptable spécifique n’est nécessaire : la remise n’apparaît pas dans un compte dédié. Le chiffre d’affaires est directement enregistré pour son montant net, après déduction de la réduction accordée au client.
Remise accordée après l’établissement de la facture
Quand une remise est accordée après coup (par exemple suite à une non-conformité, un retard de livraison ou en fin de période pour une ristourne), elle prend la forme d’un avoir commercial. L’avoir doit alors être comptabilisé dans un compte spécifique :
- Compte 709 – « Rabais, remises et ristournes accordés par l’entreprise » chez le vendeur.
- Compte 609 – « Rabais, remises et ristournes obtenus sur achats » chez le client.
Ces comptes viennent en diminution du chiffre d’affaires (côté vendeur) ou des achats (côté client). Ils permettent de garder une traçabilité claire des remises accordées aux clients et d’analyser leur poids dans la performance commerciale.
Le cas particulier de l’escompte
L’escompte pour règlement anticipé suit une logique différente : il s’agit d’une réduction à caractère financier, et non commercial. Sa comptabilisation est donc distincte :
- Compte 665 – « Escomptes accordés » chez le vendeur (charge financière).
- Compte 765 – « Escomptes obtenus » chez le client (produit financier).
Contrairement aux 3R (rabais, remises, ristournes), l’escompte ne diminue pas le chiffre d’affaires du vendeur : il vient impacter le résultat financier de l’entreprise.
Remise commerciale et TVA : ce qu’il faut retenir
La règle est simple : la TVA se calcule toujours sur le net commercial, c’est-à-dire après déduction des réductions commerciales (remises, rabais, ristournes) et de l’escompte. Lorsque l’avoir est émis postérieurement à la facture initiale, l’entreprise doit également régulariser la TVA collectée correspondante.
Pourquoi bien suivre la comptabilisation de ses remises ?
Au-delà du respect des obligations comptables, suivre précisément les remises accordées aux clients via les comptes 709 et 665 permet de :
- mesurer le coût réel de votre politique de remises sur la rentabilité,
- identifier les clients ou les périodes où les réductions commerciales pèsent le plus,
- ajuster votre stratégie tarifaire sur des données fiables plutôt qu’au feeling,
- préparer sereinement vos négociations commerciales avec une vision claire de votre marge nette après remises.
Une remise commerciale mal maîtrisée peut transformer une vente rentable en opération à perte. La rigueur comptable est donc le meilleur allié d’une politique commerciale efficace.
FAQ les plus posées sur la remise commerciale
La remise commerciale est une réduction négociée, individuelle ou contractuelle, accordée à un client précis selon des critères qui lui sont propres (volume, fidélité, statut).La promotion est une offre temporaire et collective, communiquée publiquement, destinée à attirer un large public sur une période limitée (soldes, opérations saisonnières, anniversaires de l’enseigne, etc.).
Ce n’est pas une obligation absolue, mais c’est fortement recommandé. Les conditions générales de vente (CGV) étant le socle de la relation commerciale, y intégrer le barème des remises et leurs conditions d’attribution offre plusieurs avantages : transparence vis-à-vis des clients, protection juridique en cas de contestation, respect du principe de non-discrimination entre clients professionnels, gain de temps lors des négociations commerciales.
Les conditions particulières (remises spécifiques à un client) peuvent ensuite être négociées dans un cadre contractuel distinct, sans contredire les CGV.
Il n’existe pas de taux universel : tout dépend du secteur, de la marge brute et du positionnement de l’entreprise. À titre indicatif, on observe généralement les fourchettes suivantes :
– B2B services : entre 5 % et 15 % selon le volume et la durée d’engagement.
– Négoce et distribution professionnelle : de 10 % à 30 % avec des paliers progressifs.
– BTP et bâtiment : entre 5 % et 10 % sur le devis global, rarement plus.
– Industrie et grossistes : 15 % à 40 % selon les volumes.
– B2C (hors soldes) : 5 % à 20 %, au-delà la marge devient critique.
La règle d’or : ne jamais accorder une remise qui dépasse 50 % de la marge brute sans contrepartie tangible (engagement, exclusivité, volume garanti).
Non, aucune obligation légale n’impose à un vendeur d’accorder une remise. C’est une décision libre et commerciale, encadrée uniquement par :
– l’interdiction de la revente à perte (article L.442-5 du Code de commerce) pour les revendeurs,
– l’obligation de non-discrimination entre clients professionnels placés dans une situation identique,
– les règles spécifiques aux soldes et aux annonces de réduction de prix en B2C.
Dans certains secteurs très concurrentiels (BTP, négoce, distribution), la remise est culturellement attendue, mais elle reste juridiquement à la discrétion du vendeur.
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KOUDOU10 janvier 2024, 13:47Bonjour, Je tiens à vous remercier pour la qualité de votre blog et des informations que vous partagez. À chaque consultation, j'y trouve réponse à mes questions, je découvre des indispensables... Gratitude pour votre travail et pour votre générosité. Cordialement, Ziza
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Amelys Chazal30 janvier 2024, 14:16Bonjour, Un grand merci pour votre commentaire ! L’équipe créer son entreprise LBDD
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Jean15 mai 2023, 16:28Bonjour, On a fait une remise de 15% sur le montant total TTC d'une commande. Les articles commandés ont des tva de 20% ou de 5.5%. Comment pourrait-on calculer le montant de la remise HT. Est-ce qu'on le fait au pif? Merci Cordialement
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Axel Dufour5 juin 2023, 10:06Bonjour, Il faut d'abord calculer le montant TTC de la commande. Appelons cette donnée "X" Ensuite, il nous faut déterminer le montant hors taxes de la commande, en utilisant cette formule : X / (1 + (Taux de TVA total)). Le taux de TVA total est la moyenne pondérée des taux de TVA des articles constituant la commande, en fonction de leur valeur respective. Il faudra enfin calculer le montant de la remise hors taxes en utilisant cette formule : Montant hors taxes x (taux de remise / 100). Cordialement, L'équipe créer son entreprise le Blog du Dirigeant.
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hhh22 novembre 2022, 21:26Bonsoir à tous J'ai une question sur un exercice je bloque Quelle est la solution la plus avantageuse pour l'entreprise qui facture? Accorder une remise de 5% puis une remise de 10% Accorder d'aborde une remise de 10% puis une de 5% Accorder une remise globale de 15% MOI PERSO ce serait la 3ème et vous laquelle est ce? merci pour votre retour
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Youssef EID13 décembre 2022, 17:30Bonjour, Il n'existe pas une seule solution la plus avantageuse pour l'entreprise en matière de remise commerciale. Celle-ci doit être calculée avec prudence par le gérant de l'entreprise qui prendra en considération tous les autres facteurs relatifs à la situation financière de l'entreprise. Cordialement, L'équipe créer son entreprise le Blog du Dirigeant !
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Lionel20 novembre 2022, 16:21Dans votre calcul 250€ -8% de remise vous trouvez 230€ ... or 230x1,08 n'est pas égal à 250€ Le bon calcul est 250/1,08 soit 231,48
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Youssef EID22 novembre 2022, 15:18Bonjour, Pour calculer le prix de vente remisé il faut suivre la formule suivante: Prix de vente remisé = Prix de vente normal x (1-Taux de remise (en %)/100) Donc en prenant l'exemple de l'article on aperçoit que : Le prix de la vente normale = 250 euros Le taux de remise = 8% (ce qui donne 8/100 = 0,08) En reprenant la formule on trouve l'équation suivante: Prix de vente remisé = 250 x (1 - 0,08) = 250 x 0,92 = 230 Cordialement, L'équipe créer son entreprise le Blog du Dirigeant !
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FERREIRA7 septembre 2020, 20:19bons conseils. Publications intéressantes
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Sarah Jarwe9 septembre 2020, 15:54Bonjour, Merci pour votre commentaire. nous avons corrigé la coquille. Cordialement, L’équipe créer son entreprise LBdD
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