La liquidation judiciaire : comment ça se passe ?

Par Thomas Lailler, le 19/09/2019

Lorsqu’une entreprise est en cessation des paiements, c’est-à-dire lorsqu’elle « dépose le bilan », et que son redressement est impossible, car l’entreprise est le plus souvent devenue insolvable, une procédure de liquidation judiciaire est ouverte, à la demande du dirigeant  ou d’un tiers.

La liquidation judiciaire : comment ça se passe ?

Les droits et biens de l’entreprise vont être « liquidés », c’est-à-dire vendus, afin de rembourser autant que faire ce peut  les créanciers (liquidation judiciaire). De nombreuses règles sont similaires à la celles de la procédure de redressement judiciaire, mais l’issue en est bien différente.

Depuis quelques années les plateformes ou sites juridiques en ligne facilitent les démarches et permettent de limiter les frais liées à la liquidation de la société en se chargeant des démarches juridiques liées à la liquidation de votre entreprise.

Nous en avons comparé plus d’une quinzaine et vous présentons ci-dessous celles qui nous semblent les plus sérieuses et les plus adaptées pour réaliser vos démarches juridiques en ligne.

Comparez et choisissez 

Meilleur rapport Qualité/Prix

Les meilleurs sites pour créer son EURL en ligne

Le leader

Les meilleurs sites pour créer son EURL en ligne

Le moins cher

Les meilleurs sites pour créer son EURL en ligne

Les meilleurs sites pour créer son EURL en ligne
OFFRE GRATUITE
OFFRE PREMIUM249 € + frais389 € + frais519 € + frais
TOTAL DES FRAIS (moyenne)226,20 €233,16 €159,50 €181,38 €
AVIS CLIENTS /109,59,49,79,2
PROMOTIONS LBdD-15% avec le codeLBDD15-20% avec le codeLBDD20-10% avec le codeLBDD10-10% avec le codeLBDD10
EN SAVOIR + SUR LES TARIFSDécouvrirDécouvrirDécouvrirDécouvrir

Comment se déroule une procédure de liquidation judiciaire ? Quelles sont les issues possibles pour le dirigeant ? Le Blog du Dirigeant fait le point.

1. L’ouverture de la liquidation judiciaire

La liquidation judiciaire : comment ça se passe ?Sur ce point, redressement et liquidation judiciaire sont très semblables, car elles empruntent des textes de loi quasi identiques.Toutes les personnes exerçant une activité commerciale ou artisanale, ainsi que les agriculteurs et les professions libérales peuvent bénéficier d’une liquidation judiciaire.

Pour ouvrir une procédure de liquidation judiciaire, le dirigeant ou le créancier assignataire doivent démontrer que l’entreprise est en cessation des paiements, c’est-à-dire prouver l’impossibilité pour celle-ci de payer le passif exigible, et prouver également l’absence d’actif disponible.

Après audition du dirigeant, le tribunal statue ensuite sur la demande d’ouverture du redressement judiciaire, au regard des éléments qui lui sont fournis par les parties. Il décide d’accepter ou de rejeter la demande.

Les organes de la procédure sont nommés par la suite, selon les règles applicables en sauvegarde : un juge-commissaire  afin qu’il suive la procédure, des contrôleurs  (désignés comme en sauvegarde), le représentant des salariés, de l’ordre professionnel (pour les professions libérales), et un  liquidateur.

Remarque :
Lorsque l’entreprise ne possède pas d’immeuble, n’a pas plus d’un salarié les 6 derniers mois précédant l’ouverture de la liquidation judiciaire, et si son chiffre d’affaires hors taxes ne dépasse pas 300 000 euros, une liquidation judiciaire dite « simplifiée »  peut être ouverte. La procédure est moins longue (1 an maximum), et donc moins coûteuse.

2. La situation de l’entreprise pendant la liquidation judiciaire

Le liquidateur judiciaire gère l’entreprise :

La liquidation judiciaire : comment ça se passe ?Durant la période de liquidation de l’entreprise, le liquidateur judiciaire prend en main celle-ci. Concrètement, le dirigeant ne dirige plus : il est tenu de fournir toutes les informations utiles aux opérations de liquidation (notamment l’inventaire), il ne peut effectuer aucun paiement sans son accord, il ne peut pas exercer d’activité commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle indépendante.

Le liquidateur judiciaire réalise l’inventaire du patrimoine de l’entreprise, l’évalue (la prisée), procède aux licenciements bref, il administre seul l’entreprise.

Remarque :
Le tribunal peut nommer un administrateur judiciaire, nomination obligatoire au-delà de 20 salariés, et 3 000 000 d’euros de chiffre d’affaires.

L’entreprise peut exceptionnellement et temporairement continuer son activité :

Si la vente totale ou partielle de l’entreprise est envisageable, ou si l’intérêt public ou des créanciers l’exige, l’activité peut être maintenue pendant 3 mois, voire 6 mois à la demande du procureur de la République, en attendant que le plan de cession soit arrêté par le tribunal.

Ainsi l’activité est étroitement suivie par le liquidateur ou l’administrateur, et le juge-commissaire est informé de l’évolution de la situation. Les contrats en cours ne sont pas résiliés automatiquement, ils continuent. Le liquidateur ou l’administrateur prépare entre temps un plan de cession.

3. Les issues possibles de la liquidation judiciaire

Pour l’entreprise :

La liquidation judiciaire : comment ça se passe ?Le tribunal peut ordonner la cession de l’entreprise, en vue « d’assurer le maintien d’activités susceptibles d’exploitation autonome, de tout ou partie des emplois qui y sont attachés et d’apurer le passif. » Cette vente peut être totale ou partielle, et fait l’objet d’une publicité étendue afin d’attirer les offres de reprise. Lorsqu’une offre paraît sérieuse, le tribunal arrête un plan de cession (voir notre article sur le sujet : comment reprendre une entreprise en difficultés ?)

Le tribunal peut également autoriser la vente séparée des différents biens de l’entreprise, soit par vente aux enchères, soit à l’amiable. En tous les cas, une fois le patrimoine de l’entreprise liquidé, le liquidateur judiciaire procède à la répartition du prix des ventes, selon l’ordre établi entre les créanciers, jusqu’à épuisement des sommes, et dans l’espoir de rembourser au mieux tous les créanciers (chose très rare en pratique…).

Pour le dirigeant :

Lorsque le passif de l’entreprise est apuré, le tribunal prononce la clôture de la procédure de liquidation judiciaire, soit pour extinction de passif (quand tous les créanciers ont été remboursés) soit pour insuffisance d’actif (quand il n’y a plus de patrimoine pour désintéresser les créanciers).

Les créanciers qui n’ont pas été remboursés retrouvent leur droit de poursuite individuelle contre le dirigeant en cas de fraude de celui-ci, de faillite personnelle, de banqueroute…

Le dirigeant peut à nouveau émettre des chèques, en principe.  Sauf sanction prononcée à son encontre pour des fautes de gestion éventuellement commises (interdiction de gérer), l’ancien dirigeant peut créer une nouvelle entreprise.

Télécharger l'article en PDF

Vote: 4.6/5. Total de 28 votes.
Chargement...

ACHETEZ NOTRE EBOOK

logo Legalstart

Legalstart, partenaire du Blog du Dirigeant, répond à tous vos besoins juridiques.

Rapidité des démarches

Simple

Économisez sur vos démarches

Économique

Un accompagnement dans vos démarches

Rapide

Créer votre entreprise

Un changement d’adresse ? Une cession de part ?

Modifier vos statuts

Vous souhaitez protéger votre marque de potentiel concurrent ?

Déposez votre nom et votre logo pour plus d’assurance.

DÉPOSER VOTRE MARQUE

Newsletter


Thomas Lailler -