Ouvrir un restaurant demeure souvent un rêve pour les passionnés de cuisine.
Un tel projet nécessite cependant d’être mûrement réfléchi et ce pour maximiser ses chances de réussite.

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Ouvrir un restaurant

Le blog du dirigeant vous propose de revenir en détail sur les principales étapes à respecter pour ouvrir un restaurant, étant précisé que chaque projet se doit d’être individualisé.

1ère étape : tester sa motivation

Ouvrir et rentabiliser une affaire dans le domaine de la restauration nécessite un investissement considérable tant sur le plan professionnel que privé !

Sur un plan personnel, le futur entrepreneur doit tout d’abord chercher à savoir s’il dispose de l’envie et des moyens nécessaires pour réaliser un tel projet (conciliation de l’activité avec sa vie de famille, santé permettant un fort rythme de travail…).

Ouvrir un restaurantA cet égard, il est conseillé de prendre attache auprès de professionnels du secteur afin de découvrir et de mieux appréhender le quotidien du métier de restaurateur ; l’objectif étant, dans la mesure du possible, de réduire le décalage pouvant exister entre la vision idéalisée de la profession et sa pratique quotidienne.

Au-delà de sa motivation, le créateur doit également s’interroger sur ses compétences dans le domaine de la restauration. En effet devenir restaurateur ne s’improvise pas. Il faut bien étudier le marché, trouver le bon emplacement et avoir un chef de qualité. Il faudra aussi être attentif à l’ensemble des nomes qui s’applique à cette activité et supporter la charge de travail et les horaires décalés.

En effet, ouvrir un restaurant, en plus de posséder les qualifications nécessaires dans le domaine culinaire, suppose aussi de savoir gérer une entreprise (n’hésitez pas à consulter les articles de la section gestion pour mieux comprendre le notions de gestion).

Sur ce dernier point, nous préconisons d’accomplir des stages pour apprendre le « métier » d’entrepreneur et ainsi réduire au maximum les erreurs une fois l’ouverture du restaurant réalisée.

2ème étape : établir un concept

Ouvrir un restaurantPostérieurement à cette analyse introspective, il est nécessaire de sonder la concurrence afin de définir le type de restauration pratiqué sur un secteur donné.

Le créateur pourra ainsi chercher à se positionner sur un concept peu ou pas développé par la concurrence.

Par exemple, le créateur peut chercher à se positionner sur une cuisine haut de gamme s’il constate que la concurrence n’offre pas ce type de restauration, sur un choix de boissons plus étendu, sur des horaires décalés, sur une clientèle ciblée…

Remarque :
La dénomination qui sera donnée au restaurant devra permettre, dans la mesure du possible, de permettre une identification facile du concept par la clientèle.

Une fois le concept trouvé, le créateur doit cibler la position géographique la mieux adaptée pour le restaurant (fréquentation, typologie des clients, possibilités de stationnement, concurrence à proximité…) et cibler les locaux propices à l’exercice de l’activité de restauration (respect des normes d’hygiène, espace et agencement adapté….).

Sur ce point, il est conseillé de louer les lieux avant de songer à une acquisition immédiate de l’immeuble et ce pour réduire les coûts liés à la création du restaurant.

Conseil LBdD:
En pratique, un local sera généralement adapté lorsqu’au moins la moitié de la superficie peut être utilisée comme salle de restauration pour les clients.

3ème étape : élaborer un business plan

Ouvrir un restaurantUne fois le projet arrêté, il est nécessaire d’établir un business plan en vue d’obtenir un aperçu quant à la viabilité du projet dans le temps.

Le business plan inclue généralement :

  • Un compte de résultat et un bilan prévisionnel pour le futur,
  • Une simulation des besoins en fond de roulement (BFR),
  • Des informations diverses (informations sur la société, étude de marché…).

Cette étape aura pour principale fonction de faciliter le financement du projet auprès des banques.

Le business plan doit donc faire l’objet d’une élaboration minutieuse dans la mesure où il conditionne souvent la faisabilité du projet sur le plan financier.

A ce stade, le créateur doit être capable de quantifier les investissements à prévoir pour l’ouverture du restaurant (matériel de cuisine, ameublement, décoration, frais liés à la création de l’entreprise, charges liées à l’exploitation…),

Remarque :
Le créateur doit également quantifier les différentes sources de financement qui pourront venir compléter les financements bancaire (épargne personnelle, prêts familiaux…).

Il convient également de s’interroger sur la possibilité de bénéficier d’aides spécifiques pour la création du restaurant (ACCRE, prêt NACRE).

4ème étape : le choix du statut juridique

Ouvrir un restaurantLe choix d’un statut juridique adapté demeure primordial pour maximiser les chances de réussite de l’aventure entrepreneuriale.

De manière générale, il est possible d’opérer une distinction selon que le créateur souhaite ouvrir un restaurant seul ou avec plusieurs associés.

La création d’un restaurant sans autre associé

L’entreprise individuelle

L’entreprise individuelle ne nécessite pas de rédiger des statuts et présente l’avantage de la simplicité au niveau de sa constitution.

Ce statut juridique a pour principal inconvénient le fait que l’entrepreneur est responsable sur son patrimoine personnel des dettes contractées dans le cadre de son activité professionnelle de restaurateur.

Du point de vue fiscal, l’entreprise individuelle relève de l’impôt sur le revenu (excepté pour l’EIRL qui peut opter pour l’impôt sur les sociétés).

Le bénéfice réalisé est donc directement ajouté aux autres revenus du foyer fiscal.

Sur le plan social, l’entrepreneur individuel relève du régime des travailleurs non-salariés.

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

Contrairement au statut juridique précédemment décrit, l’EURL est une société, ce qui nécessite la rédaction de statuts.

Le principal avantage de ce type de structure est que la responsabilité de l’entrepreneur demeure limitée au montant des apports consentis (ce qui peut parfois être illusoire lorsque les créanciers sollicitent des garanties personnelles).

Sur le plan fiscal, l’EURL relève en principe de l’impôt sur le revenu mais peut opter pour l’impôt sur les sociétés.

Sur le plan social, le gérant relève du régime des travailleurs non-salariés.

La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU)

La SASU, tout comme l’EURL, demeure sécurisante en termes de responsabilité puisque celle-ci est limitée au montant des apports.

Sur le plan fiscal, la structure est en principe soumise à l’impôt sur les sociétés (possibilité d’option pour l’impôt sur le revenu).

Sur le plan social, le président d’une SASU relève du régime des assimilés salariés.

La création d’un restaurant avec d’autres associés

Dans l’hypothèse où l’entrepreneur souhaite ouvrir un restaurant avec d’autres associés, il convient de constituer une société de type SARL ou SAS (dont les principales caractéristiques sont semblables à l’EURL et à la SASU ci-dessus décrites).

Une importante toute particulière doit être portée à la rédaction des statuts et ce pour bien répartir les prérogatives entre les associés.

De manière générale, la rédaction des statuts de SARL est plus encadrée que celle d’une SAS.

Le choix du statut juridique demeure complexe et répond à de multiples critères (responsabilité, régime fiscal et social, organes de direction…). Il est donc important de consulter un professionnel en vue d’optimiser ce choix.

5ème étape : l’ouverture du restaurant

Ouvrir un restaurantA titre préalable, il est rappelé que l’entrepreneur doit tout d’abord déposer en mairie une déclaration administrative d’ouverture au moins 15 jours avant cette dernière.

Une campagne de publicité doit également être mise en œuvre en vue de faire connaitre le nouveau restaurant au public.

Ouvrir un restaurant impose par ailleurs le respect de multiples obligations par l’entrepreneur.

A titre d’illustration, celui-ci doit prendre soin à veiller au respect des normes applicables en matière :

  • d’hygiène et de salubrité,
  • de sécurité et d’accessibilité,
  • d’horaires d’ouverture et de fermeture,
  • de droit du travail en cas d’embauche de personnel.
Remarque :
Une attention particulière devra être portée à la vente de boissons alcoolisées, laquelle demeure très réglementée et nécessite l’obtention d’une licence.

Conclusion

Ouvrir un restaurant ne s’improvise pas et nécessite une importante réflexion en amont, ne serait-ce que pour définir un concept et étudier sa faisabilité sur les plans financier et économique. Il est donc important, dès le départ, d’être entouré de professionnels qualifiés en vue de maximiser les chances de réussites du projet.

Au-delà d’une création au sens strict, il est également possible de devenir restaurateur sous d’autres formes (reprise d’une activité existante, franchise…). Un arbitrage entre ces différentes possibilités doit donc être réalisé.

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