Introduction

La société à responsabilité limitée (SARL) est souvent privilégiée par les entrepreneurs en raison de sa structure flexible et de la limitation de la responsabilité des associés aux apports. Cependant, cette forme juridique comporte aussi des défis spécifiques tels que des contraintes en matière de capital social minimum, de transfert de parts sociales et de régime fiscal.

risques SARL

Choisir la bonne forme juridique pour son entreprise est une décision stratégique majeure qui influence directement la gestion des risques, la fiscalité, et la capacité à attirer des investissements. Comprendre ces risques et enjeux est essentiel pour optimiser la structure juridique de votre société. Cela implique par exemple de veiller à la qualité des clauses qui figureront dans vos statuts, lesquelles détermineront le fonctionnement de votre future entreprise.

Qu’est-ce qu’une SARL ?

La Société à Responsabilité Limitée (SARL) est une société commerciale limitant la responsabilité financière des associés. Dans le cadre d’une SARL, le capital social est central. Il est constitué de parts sociales apportées par les associés, qu’ils soient des personnes physiques ou morales. Ce capital peut varier et est divisé en parts.

Concernant les associés, une SARL doit être formée par au moins deux associés, sauf dans le cas particulier de l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL), qui peut être constituée par un seul associé. Le nombre maximum d’associés est fixé à 100. Chaque associé assume la responsabilité des dettes de la société uniquement jusqu’à concurrence de ses apports, ce qui implique une limitation de leur responsabilité personnelle.

La gestion d’une SARL est confiée à un ou plusieurs gérants, qui peuvent être des associés ou des tiers. Les gérants disposent du pouvoir de prendre toutes les décisions nécessaires à la gestion de l’entreprise, dans le respect des dispositions légales et statutaires.

La rédaction des statuts est une étape essentielle dans la création d’une SARL. Ces statuts définissent les règles de fonctionnement de la société, la répartition des parts sociales, les modalités de prise de décision, etc.

Sur le plan fiscal, la SARL est initialement soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), mais elle peut choisir l’impôt sur le revenu (IR) dans certaines circonstances, ce qui peut s’avérer avantageux pour les structures de petite taille. Concernant le régime social, les gérants majoritaires relèvent du régime des travailleurs non-salariés (TNS), tandis que les gérants minoritaires ou égalitaires sont considérés comme des salariés.

En ce qui concerne la transmission des parts sociales, celle-ci est possible mais souvent soumise à des conditions plus strictes que dans les sociétés par action : comme un agrément par exemple, afin de préserver les intérêts des associés contre les entrées non désirées.

Pour vous accompagner dans le choix et la comparaison pour la création de votre SARL,

Quels sont les risques d’une SARL ?

1. La responsabilité des Associés

Le principal avantage d’une SARL est la limitation de la responsabilité des associés. Ils ne sont responsables des dettes de l’entreprise qu’à hauteur de leurs apports. Cette protection peut toutefois s’avérer illusoire si les associés se portent caution personnelle pour les emprunts de la société, les exposant ainsi à des risques financiers personnels en cas de défaillance de l’entreprise.

2. La responsabilité du Gérant

Conformément à l’article L223-22 du Code de commerce, les gérants d’une SARL encourent une responsabilité individuelle ou solidaire envers la société ou les tiers en cas d’infractions aux dispositions législatives ou réglementaires, de violations des statuts ou de fautes commises dans leur gestion.

À l’égard des tiers, la responsabilité des gérants ne peut être engagée que s’ils ont commis une faute distincte de leurs fonctions, imputable personnellement à chacun d’eux. Ces manquements peuvent prendre diverses formes, telles que l’octroi de prêts à un associé ou à un autre gérant par la société, le défaut de présentation des comptes sociaux ou encore l’inaction du gérant pour remédier à certaines situations, comme la perte de la moitié du capital social.

La responsabilité civile des gérants peut être invoquée en cas de non-respect des dispositions réglementaires applicables aux SARL, notamment en ce qui concerne les irrégularités liées à la convocation, la tenue et la constatation des décisions des associés. Dans la pratique, il est souvent préférable de soulever la nullité de l’assemblée générale pour contester de telles irrégularités.

En cas de procédure collective, telle qu’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, le gérant peut être tenu de payer les dettes sociales et peut également faire l’objet de certaines interdictions et déchéances.

Par ailleurs, les gérants s’exposent à une responsabilité pénale en vertu de l’article L241-3 du Code de commerce, qui sanctionne d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans et d’une amende pouvant atteindre 370 000 euros certaines infractions commises par le gérant. Ces infractions incluent notamment la présentation aux associés de comptes annuels non conformes à la réalité de la situation financière de la société ou l’utilisation abusive du crédit de la société à des fins personnelles ou pour favoriser une autre entreprise, dans un dessein de tromperie.

3. Risques en cas de Faillite

Lorsqu’une SARL se trouve dans une situation de difficulté financière grave, elle peut être soumise à une procédure collective, telle qu’une procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire. Dans ce contexte, les gérants de la société peuvent se retrouver confrontés à des conséquences importantes sur le plan financier et juridique.

Tout d’abord, en cas de redressement judiciaire, le gérant peut être tenu responsable de payer les dettes sociales de la société. Cette responsabilité peut être engagée si le gérant est reconnu coupable de certaines fautes de gestion ayant contribué à la situation financière difficile de la société. Les dettes sociales comprennent les créances dues aux employés, aux fournisseurs et à d’autres tiers.

De plus, en cas de liquidation judiciaire, le gérant peut être confronté à des interdictions et des déchéances. Par exemple, il peut se voir interdire de diriger, administrer, gérer ou contrôler une entreprise pour une durée déterminée. Ces interdictions visent à protéger les intérêts des créanciers et à prévenir de nouvelles fautes de gestion de la part du gérant.

En résumé, lorsqu’une SARL est confrontée à une procédure collective, les gérants doivent être conscients des risques auxquels ils sont exposés. Ils peuvent être tenus responsables du paiement des dettes sociales de la société et être soumis à des interdictions et des déchéances, ce qui peut avoir des répercussions significatives sur leur carrière et leur situation financière personnelle.


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Les Risques Entre Associés de SARL

La gestion d’une SARL comporte aussi des risques interpersonnels spécifiques entre les associés. S’ils ne sont pas correctement gérés, ces risques peuvent nuire gravement à l’entreprise.

Les risques liés aux divergences stratégiques

Les risques les plus courants dans une SARL surviennent lorsque les associés ont des visions stratégiques différentes pour l’entreprise. Ces divergences peuvent porter sur des décisions majeures comme l’expansion de l’entreprise, les investissements à réaliser ou les marchés à cibler. Sans une stratégie commune, l’entreprise peut se retrouver paralysée ou tirée dans des directions contradictoires.

Conflits financiers

Les différends sur la répartition des bénéfices et la gestion des ressources financières constituent une autre source majeure de tension. Les associés peuvent avoir des attentes différentes concernant le retour sur investissement, les dividendes ou le réinvestissement des profits, créant ainsi des frictions potentielles.

Problèmes de communication

Une communication déficiente entre les associés peut exacerber les risques existants. Les malentendus ou l’absence de communication régulière et ouverte peuvent mener à des décisions mal informées ou à des conflits non résolus, affectant négativement le fonctionnement de l’entreprise.

Entrées et sorties d’associés

Les procédures d’entrée de nouveaux associés ou de sortie d’associés existants peuvent également être sources de risques. Les conditions de sortie, en particulier, doivent être clairement définies pour éviter les litiges et garantir une transition en douceur sans perturber les opérations de l’entreprise.

Mesures de prévention

Pour mitiger ces risques, il est crucial de rédiger des statuts détaillés et de mettre en place des accords d’associés clairs dès la création de la SARL. Le pacte d’associés est une démarche essentielle qui engage les associés de manière complémentaire aux statuts. Ces documents doivent inclure des clauses sur la gestion des conflits, la prise de décision, la répartition des bénéfices, et les procédures de sortie. De plus, il est recommandé de tenir des réunions régulières pour assurer une communication fluide et maintenir l’alignement stratégique entre tous les associés.

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Sommaire
  • Qu’est-ce qu’une SARL ?
  • Quels sont les risques d’une SARL ?
  • Les Risques Entre Associés de SARL
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