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Fiche pratique : les solutions de financement d’une entreprise

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Que ce soit à l’occasion de sa création, pour son développement ou tout simplement au cours de son activité, une entreprise à en permanence besoin de financement.

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Fiche pratique : les solutions de financement d'une entreprise

Face à la diversité des solutions de financement possible, trouver la solution la plus adaptée (couts, durée, souplesse …) est une des préoccupations importantes des entrepreneurs et des chefs d’entreprises. Pour choisir un moyen de financement adapté, il est essentiel de commencer par définir son besoin avec précision.

En effet, chaque besoin de financement à des caractéristiques qui lui sont propres. On ne fiance pas une création d’entreprise, un soutien de croissance, un renfort de trésorerie ou un besoin de fonds de roulement de la même manière.

Le Blog du Dirigeant fait le point sur les différents financements possibles en distinguant dans deux parties distinctes les financements internes des financements externes.

Partie 1 : les financements internes

Les apports

Les apports sont les ressources financières, mobilières ou immobilières, cédées par les associés ou actionnaires d’une société à son capital social. Elles lui appartiennent. Les associés ne sont plus en mesure de les récupérer, mais ils bénéficient de titres en contrepartie de leur apport. Ces titres leur ouvrent :

  • des droits de vote lors des assemblées générales de la société
  • le droit de récupérer une fraction du bénéfice distribuable sous forme de dividende dans le cas d’un résultat positif
La notion d’apport concerne les sociétés. En effet, dans le cas d’une entreprise individuelle, les apports effectués par son exploitant ne constituent pas un capital social au sens juridique du terme et la démarche n’exige aucune procédure particulière.

Les apports en numéraire

Les apports en numéraire sont les sommes d’argent versées par les associés d’une société à son capital social. Ce dernier peut annoncer un montant non encore versé au démarrage, mais au moins la moitié doit en être libérée, c’est-à-dire disponible sur son compte au moment de la création. Les associés disposent ensuite de 5 années pour le libérer.

Les apports en numéraire constituent une réserve financière liquide pour la société.

Les apports en nature

Les apports en nature constituent les biens corporels ou incorporels donnés au capital de la société. Un commissaire aux apports doit intervenir aux fins d’évaluer la valeur des biens apportés, sauf dans le cas d’une SARL où sa présence n’est obligatoire que lorsque la valeur de chaque apport en nature est supérieure à 30 000 euros et que leur total est supérieur ou égal à la moitié du capital social.

Les apports en industrie

Les apports en industrie représentent les connaissances techniques, les services ou les compétences apportées par les associés à leur société. Les apports en industrie ne contribuent pas à l’augmentation de son capital social, mais ils augmentent le pouvoir et le droit au partage des bénéfices. Attention, les titres obtenus en contrepartie d’un apport en industrie doivent être équivalents à ceux de l’associé qui a fait l’apport le plus faible en espèce ou en nature, sauf clause contraire dans les statuts.

Le prêt en compte courant d’associé

Le prêt en compte courant d’associé est, comme son nom l’indique, un prêt établi entre un associé et sa société. L’argent versé sur son compte ne lui appartient pas et n’augmente pas son capital social. Elle devra le rembourser (avec ou sans intérêts) dans les conditions choisies par l’associé.

Pour avoir le droit d’effectuer ce type de prêt, l’associé doit détenir au moins 5 % des titres de participation.

Remarque :
Financer en partie sa création d’entreprise avec des apports internes importants offres plusieurs avantages :

  • permettre au créateur de se concentrer sur son projet et de ne pas courir après le financement de son BFR,
  • offrir une indépendance financière, avoir une trésorerie trop juste limite la capacité d’action et est chronophage,
  • faciliter la recherche de partenaires (financiers, exploitation, …)
  • améliorer les conséquences de l’effet de levier financier en cas de besoin.

Partie 2 : les financements externes

Le prêt bancaire

Le prêt bancaire permet à l’entreprise d’investir sans toucher à son capital, mais les organismes de crédit exigent un cofinancement de la part de celle-ci au moins égal à 30, voire 50 % des besoins énumérés dans son plan de financement. Cette participation financière peut provenir de son capital social ou de liquidités externes. En effet, plusieurs solutions complémentaires au prêt bancaire coexistent pour augmenter la capacité d’apport de l’entreprise.

Le prêt d’honneur est proposé par les plateformes d’initiatives locales issues de l’organisme France Initiative. Le prêt d’honneur est un prêt personnel à taux 0. Son objectif est d’augmenter la capacité d’apport du porteur de projet afin d’accéder au financement bancaire. Ses conditions d’attribution et son montant maximum varient en fonction des départements.

Des prêts spécifiques aux entreprises innovantes contribuent à augmenter la capacité d’apport en vue de l’obtention d’un crédit bancaire. À ce titre, BPI France (La Banque Publique d’Investissement) est l’interlocuteur privilégié.

L’investissement au capital

La recherche d’investissements externes est une solution de financement très prisée des startups, dont les besoins peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

Les réseaux de business angels investissent au capital d’une société, sous forme d’apport en numéraire. Leur intérêt est financier puisqu’ils obtiennent des titres de participation en contrepartie. Leur objectif n’est pas de prendre le contrôle de la société, c’est pourquoi la création d’une SAS est souvent recommandée dans ce cas. La souplesse statutaire de cette forme juridique permet au porteur de projet de garder le pouvoir aux assemblées générales, malgré une participation financière plus faible que les business angels actionnaires de la société.

Le crowdfunding ou financement participatif

Le financement participatif (ou « crowdfunding ») permet une mise en relation par le web, entre des entreprises en recherche de financements et des particuliers soucieux d’investir dans les projets de leur choix. Associations, entreprises commerciales ou artistes, tout le monde peut tenter sa chance ! Le financement participatif se traduit par de l’investissement au capital, mais aussi par des dons moyennant une contrepartie en nature et même des prêts de particuliers.

Les autres aides financières

Il peut exister des ressources financières sous forme de prêts ou de subventions spécifiques, en fonction du secteur d’activité visé ou de l’emplacement géographique. Pour valider leur existence et votre éligibilité, vous pouvez vous tourner vers la chambre de commerce et d’industrie ou la chambre des métiers la plus proche de chez vous.

Ces ressources financières, qu’elles soient internes ou externes, peuvent se cumuler sous certaines conditions. Pour un montage financier optimisé, faites vous accompagner par un professionnel !

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