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Le régime de l’auto-entrepreneur

par | 18 commentaires

L’auto-entreprise correspond à une entreprise individuelle aux formalités administratives et aux obligations comptables simplifiées. Voici les conditions pour pouvoir devenir auto-entrepreneur et le fonctionnement du régime (fiscalité et TVA, cotisations sociales). 

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Le régime de l'auto-entrepreneur

Mini sommaire :

Les conditions pour être auto-entrepreneur

Pour facturer en auto-entreprise :

  1. il ne faut pas dépasser un certain plafond de chiffre d’affaires annuel (année civile)
  2. il ne faut pas exercer une activité exclue du régime auto-entrepreneur
  3. il faut s’immatriculer

1.     Le plafond de chiffre d’affaires

Le régime de l'auto-entrepreneurLe chiffre d’affaires annuel maximum à ne pas dépasser pour rester auto-entrepreneur est considéré hors taxes (net deTVA). Ce plafond de chiffre d’affaires est égal à :

  • 170 000 € pour les activités commerciales (vente de biens) et les activités d’hébergement
  • 70 000 € pour les prestations de service
  • 70 000 € pour les professions libérales

Si l’activité de l’auto-entrepreneur débute en cours d’année civile, le plafond de chiffre d’affaires est recalculé au prorata des mois restants sur l’année civile. Par exemple, si une activité de prestation de service débute le 1er avril, le montant du chiffre d’affaires à ne pas dépasser est de (70 000 x 9)/12 = 52 500 €.

2.     Les activités exclues du régime auto-entrepreneur

Certaines activités n’ont pas le droit d’être exercées en auto-entreprise. Il s’agit :

  • des activités immobilières relevant de la TVA immobilière : agents immobiliers, marchands de biens, location d’immeubles à usage professionnel
  • des activités artistiques, car elles relèvent de la Maison des Artistes ou de l’AGESSA
  • des activités agricoles, car elles relèvent de la Sécurité sociale agricole (MSA)
  • de certaines professions libérales réglementées (lorsqu’elles ne relèvent pas de la CIPAV).

Le régime de l’auto-entrepreneur est aussi exclu :

  • quand un lien de subordination existe dans le cadre de l’activité. Seul le salariat est possible dans ce cas, sous peine de requalification et donc de sanctions (amende pour emploi salarié dissimulé et redressement URSSAF) !
  • quand la personne qui veut devenir auto-entrepreneur est déjà gérant majoritaire de SARL ou gérant majoritaire d’EURL

Enfin selon son activité, l’auto-entrepreneur doit aussi justifier d’une qualification professionnelle (les professions artisanales réglementées, par exemple).

Le régime de l'auto-entrepreneur

3.     L’auto-entrepreneur doit déclarer son activité

L’auto-entrepreneur est obligé de s’immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au Répertoire des Métiers s’il est artisan. Pour cela, il déclare son activité au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) de l’organisme consulaire dont il relève. Il peut aussi faire cette formalité sur Internet en passant par le site officiel : https://www.cfe.urssaf.fr/saisiepl/autoentrepreneur/Terminer.jsp

L’organisme consulaire concerné est :

  • la Chambre de Commerce pour un commerçant, un prestataire d’hébergement ou un prestataire de service commercial
  • la Chambre des métiers pour un artisan ou un prestataire de service artisanal
  • l’URSSAF pour une profession libérale

Le régime fiscal de l’auto-entrepreneur

L’auto-entrepreneur se voit appliquer de plein droit le régime de la micro-entreprise sauf s’il choisit l’option pour le prélèvement libératoire.

Le régime micro

Le régime de l'auto-entrepreneurEn micro-entreprise, l’activité est soumise à l’impôt sur le revenu personnel de l’exploitant. Celui-ci doit déclarer son chiffre d’affaires annuel, mais c’est un revenu forfaitaire qui intègre le barème de l’impôt de son foyer fiscal (chiffre d’affaires diminué d’un abattement forfaitaire), à savoir :

  • le chiffre d’affaires diminué de 70 % pour une activité commerciale ou d’hébergement (catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux BIC)
  • le chiffre d’affaires diminué de 50 % pour une activité artisanale ou de prestation de service relevant des BIC
  • le chiffre d’affaires diminué de 34 % pour une activité libérale (catégorie des bénéfices Non Commerciaux BNC)

L’option pour le prélèvement libératoire

L’option pour le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu est ouverte à condition que le revenu du foyer fiscal de l’auto-entrepreneur ne dépasse pas 26 818 € par part de quotient familial en N-2, soit :

  • 26 818 € pour une personne seule
  • 53 636 € pour un couple
  • 80 454 € pour un couple avec deux enfants

L’impôt est payé tous les mois ou tous les trimestres selon l’option choisie dans le formulaire de création d’entreprise. Il est prélevé par l’administration fiscale et il représente :

  • 1 % du chiffre d’affaires pour une activité de commerce ou une prestation d’hébergement (catégorie BIC)
  • 1, 7 % du chiffre d’affaires pour une prestation de service ou artisanale (autre activité relevant des BIC)
  • 2, 2 % du chiffre d’affaires pour une activité libérale (catégorie BNC)

La franchise en base de TVA

L’auto-entrepreneur ne collecte pas la TVA (franchise en base) jusqu’à un certain montant de chiffre d’affaires annuel :

  • pour une activité commerciale : 91 000 € sur une année civile ou entre 82 800 et 91 000 € sur deux années civiles consécutives
  • pour une prestation de service ou une activité libérale : 35 200 € sur une année civile ou entre 33 200 € et 35 200 € sur deux années civiles consécutives

Au-delà de ces seuils (c’est-à-dire à l’issue de l’année ou des deux années civiles de dépassement), il facture et collecte la TVA.

L’auto-entrepreneur qui ne collecte pas la TVA doit mentionner sur la facture « TVA non applicable – article 293 B du CGI » (Code général des impôts).

Le régime social de l’auto-entrepreneur

Les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur

Le régime de l'auto-entrepreneurL’auto-entrepreneur est affilié de manière obligatoire à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) pour la collecte et la gestion de sa protection sociale :

  • maladie-maternité
  • retraite de base et retraite complémentaire
  • invalidité décès
  • prélèvements sociaux (CS, CRDS, allocations familiales)

Le régime micro-social s’applique de plein droit, signifiant que les cotisations sociales sont calculées sur la base du chiffre d’affaires déclaré tous les mois ou tous les trimestres (selon l’option choisie au démarrage).

Le taux plein des cotisations sociales est égal à :

  • 8 % du chiffre d’affaires pour une activité de vente de marchandises (commerce) ou une prestation d’hébergement
  • 22 % pour une prestation de service relevant des BIC (prestation commerciale ou artisanale)
  • 22 % pour une profession libérale (catégorie BNC)

Une contribution à la formation professionnelle s’ajoute au taux des cotisations sociales. Elle est égale à :

  • 0, 1 % du chiffre d’affaires pour une activité commerciale
  • 0, 3 % du chiffre d’affaires pour une activité artisanale
  • 0, 2 % du chiffre d’affaires pour une activité de prestations de services ou une activité libérale

L’auto-entrepreneur qui obtient une réponse favorable à la demande d’ACRE (Exonération de début d’activité de création ou reprise d’entreprise) bénéficie d’un taux allégé de cotisations sociales. La demande doit être formulée à la création de l’activité auprès du centre de formalités des entreprises.

La retraite de l’auto-entrepreneur

Les droits à la retraite de l’auto-entrepreneur se calculent en fonction des cotisations versées, et donc du Chiffre d’Affaires (CA) réalisé. Un seuil minimal doit être respecté pour valider un ou plusieurs trimestres par an.

Dans le tableau, CA signifie Chiffre d’affaires annuel (année civile)

CA minimum à réaliser pour valider
Vente de marchandises / Hébergement
Prestation de service
Profession libérale non réglementée
Profession libérale réglementée
1 trimestre
3 670 €
2 135 €
2 425 €
2 246 €
2 trimestres
6 490 €
3 775 €
4 320 €
4 491 €
3 trimestres
9 340 €
5 440 €
6 265 €
6 737 €
4 trimestres
20 430 €
11 850 €
6 737 €
8 892 €
CA minimum à réaliser pour valider
Vente de marchandises / Hébergement
1 trimestre
3 670 €
2 trimestres
6 490 €
3 trimestres
9 340 €
4 trimestres
20 430 €
CA minimum à réaliser pour valider
Prestation de service
1 trimestre
2 135 €
2 trimestres
3 775 €
3 trimestres
5 440 €
4 trimestres
11 850 €
CA minimum à réaliser pour valider
Profession libérale non réglementée
1 trimestre
2 425 €
2 trimestres
4 320 €
3 trimestres
6 265 €
4 trimestres
6 737 €
CA minimum à réaliser pour valider
Profession libérale réglementée
1 trimestre
2 246 €
2 trimestres
4 491 €
3 trimestres
6 737 €
4 trimestres
8 892 €

Le chômage de l’auto-entrepreneur

Comme tout chef d’entreprise, l’auto-entrepreneur n’est pas couvert par le Pôle emploi contre le risque de chômage au titre de son activité indépendante. S’il veut être couvert, il peut cotiser à une protection chômage facultative de type GSC (Garantie Sociale du Chef d’Entreprise).

Le régime de l'auto-entrepreneur

La couverture maladie en auto-entreprise

L’auto-entrepreneur bénéficie du remboursement des soins médicaux à hauteur de la Sécurité sociale. Il peut aussi toucher une indemnité journalière à partir d’une année d’affiliation (sous conditions de justificatifs stricts).

Les activités libérales n’ont pas d’indemnités journalières.

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Le régime de l'auto-entrepreneur

18 Commentaires

  1. Le régime de l'auto-entrepreneur

    bonsoir
    je désire me mettre a mon compte mais je ne sais pas quel statu prendre
    je voudrais ouvrir mon restaurant mais je n’ai pas l’argent necessaire
    j’ai donc décidé de faire un restaurant nomade le week end en préparant des tarte flambées moi meme dans des salles communale équipé d’une cuisine puis je me mettre en auto entrepreneur ou en micro ? merci de votre aide
    en sachant que je vais garder une activité la semaine

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Bonjour,

      Votre question est un cas particulier et sans éléments supplémentaires, il est compliqué d’apporter une réponse plus précise. Il faudrait vous adresser à un conseil spécialisé. Si vous n’en connaissez pas je peux vous mettre en contact avec le partenaire qui m’accompagne sur ces sujets, si cela vous intéresse il faudrait m’en faire la demande via notre page contact (https://www.leblogdudirigeant.com/qui-sommes-nous/#contact ) afin que je récupère vos coordonnées et que je puisse lui demander de vous contacter.
      Cordialement,
      L’équipe accompagnement des entrepreneurs LBdD

      Réponse
  2. Le régime de l'auto-entrepreneur

    Bonjour
    Merci pour la rapidité de votre réponse. J’ai bcoup apprécié.

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Bonjour Brigitte,

      Merci pour vos encouragements !

      Cordialement,

      L’équipe Création d’entreprises, LBdD

      Réponse
  3. Le régime de l'auto-entrepreneur

    Je désire me lancer dans la vente -de marchandises- résultat de ma créativité et de quelques compétences en matière de création,de confection et de fabrication autour de trois univers:
    1-COUTURE : prêt à porter et linge de maison
    2- ACCESSOIRES MODE: bijoux fantaisies,
    sacs, chapeaux…
    3- LOISIRS CRÉATIFS: boîtes et objets décoratifs en cartonnage; cartes de voeux en papeterie, detournement et relooking en scraqbooking. Le tout intégralement fait mains.Ce sera une activité complémentaire en attendant de voir venir. Pour info je suis secrétaire administrative en recherche d’emploi et potentiellement indemnisable.je ne suis pas sûre de vouloir verser un loyer dans un local commercial trop coûteux pour moi ayant pas-peu de moyens et fonction du chiffre d’affaire à court moyen terme!? Donc je pense consacrer un espace atelier dans mon appart que je loue. De plus je pourrais envisagé de réaliser la vente via le net…etc.
    Mes questions: a) quels statuts et formes juridiques seront les mieux adaptés à mes attentes. b)étant sur Paris et ou Region P comment entreprendre mes démarches de prospection-étude de marcher-marketing-communication pour valider sinon credibiliser mon projet.
    merci et très cordialement
    Brigitte

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Bonjour,

      Il nous est difficile de répondre clairement à votre question sur le statut juridique. Le choix optimale dépend de votre situation personnelle. Nous allons néanmoins vous donnez les pistes permettant de choisir.

      Vous pouvez choisir le statut d’auto-entrepreneur. Dans ce cas vous devez créer une entreprise individuelle (EI) dans ce cas votre responsabilité est illimitée (c’est-à-dire que votre patrimoine personnelle à l’exception de votre maison peut être saisie pour payer les dettes de l’entreprise). Vous avez la possibilité d’opter pour l’entreprise individuelle à Responsabilité Limité (EIRL) pour vous prémunir contre ce risque.

      Dans ce régime vous n’avez pas de TVA à payer, vos cotisations sociales et votre imposition sont calculés à partir de votre chiffre d’affaire afin de faciliter la gestion de votre entreprise (vous bénéficier alors du régime du micro-fiscal et du micro-social).

      Le problème c’est que les seuils de l’auto-entreprise sont assez faibles et que leur franchissement est potentiellement délicat pour l’entreprise (TVA à déclarer, perte des régimes micro…).

      Vous pouvez également choisir entre la SARL et la SAS.

      Si vous créez une SASU, en tant que Président vous êtes considéré au regard de la sécurité sociale comme « assimilé salarié ». C’est-à-dire que vous devez payer des cotisations sociales plus importantes mais en contrepartie vous bénéficiez d’une protection sociale plus avantageuse.

      En SARL vous allez être soumis au régime des travailleurs non-salariés avec une protection sociale plus faible mais des cotisations moins importantes.
      Pour votre deuxième question, vous pouvez passer par des intervenants apportant une aide à la création d’entreprise comme la CCI ou bien demandez conseil à votre expert-comptable.

      Si vous voulez des précisions sur votre statut vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante.

      https://www.leblogdudirigeant.com/qui-sommes-nous/#contact
      En espérant avoir répondu à vos questions.

      Cordialement.
      L’équipe création d’entreprise Lbdd

      Réponse
  4. Le régime de l'auto-entrepreneur

    Bonjour
    Je suis un jeune algérien je vai installer un commerc en france bon résident jai demander a la prèfecture il mon demander le statut mon activetes c la production des dessin animé personnaliser quelles statuts vous proposer? Merci et mes salutations

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Monsieur bonjour,

      Entre le statut d’auto-entrepreneur, l’entreprise individuelle ou les différentes sociétés existantes, Les statuts existants pour entreprendre une activité sont multiples.
      Il y a de nombreuses questions à se poser au préalable, que ce soit concernant votre situation personnelle, les besoins nécessités par votre activité, si vous êtes seul ou non…
      Nous pouvons vous inviter dans un premier temps à lire l’article suivant : https://www.leblogdudirigeant.com/statut-juridique-choisir/
      Cet article fait un tour d’horizon de ce qui existe en France et des statuts à privilégier en fonction de vos attentes et besoins.
      N’hésitez à revenir vers nous par la suite.

      Cordialement.
      L’équipe création d’entreprise LBdD

      Réponse
  5. Le régime de l'auto-entrepreneur

    Bonjour,
    Je me lance en tant que secrétaire-assistante indépendante avec des prestations de secrétariat, communication et évènementiel sur site ou depuis mon domicile.
    Pour la première année, je suis quasi-certaine de ne pas dépasser les 32900€ du plafond, donc je choisis le statut d’auto-entrepreneur.
    Par contre, je ne sais pas si je dépendrais de la CIPAV ou du RSI en tant que profession libérale.
    Pouvez-vous m’aider ?
    Merci
    Magali Michaud

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Madame bonjour,

      En tant que profession libérale, non affiliée à un régime de retraite particulier (à la différence des avocats, des notaires ou des expert-comptables), vous dépendez de la CIPAV pour votre retraite et du RSI pour le reste.
      Cependant, vous n’aurez qu’un seul interlocuteur, l’URSSAF. C’est eux qui vont prélever un pourcentage sur votre chiffre d’affaires (comme vous serez auto-entrepreneur) et qui le répartira entre les impôts, le RSI et la CIPAV.
      En espérant vous avoir éclairée.

      Cordialement.
      L’équipe création d’entreprise LBdD

      Réponse
  6. Le régime de l'auto-entrepreneur

    Bonjour,
    Je viens de découvrir votre blog et je trouve cela formidable.
    A mon tour, je me pose certaines questions.
    J’étais en cdi depuis 6 ans et je vais bénéficier d’une rupture conventionnelle.
    J’ai 54 ans et je souhaite monter mon entreprise. Je pensais opter pour une auto entreprise mais après lecture je pense qu’il serait préférable de me diriger sur une SAS.
    Si j’ai bien compris je devrais bénéficier de 36 mois d’indemnités chômage ? Pourrais-je prétendre à l’accre et ensuite à l’ARE? Si je ne prends aucun salaire, pendant combien de temps pourrais-je bénéficier de l’ARE?
    Merci de votre réponse.
    Cordialement

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Bonjour,

      En tant que demandeur d’emploi de plus de 50 ans vous devriez bénéficier d’une durée d’indemnisation de 36 mois. Si vous êtes indemnisable (ce qui semble être le cas) vous allez bénéficier de l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi), la création d’une entreprise vous donnera droit à des aides qui sont celles-ci :
      – soit le maintien de vos ARE (vous continuez à profiter du versement des ARE pendant la durée de la création de votre entreprise jusqu’à épuisement de vos droits). Lorsque vous vous verserez une rémunération celle ci viendra réduire en partie vos ARE mais les indemnités non perçues ne sont pas perdues elles sont reportées et vienne prolongée la durée de votre indemnisation.
      – soit l’ARCE qui est un versement de 45% du total de vos indemnités sous la forme de capital en 2 versements (le premier lors de la création, le deuxième 6 mois plus tard). Cette aide n’est possible que si vous bénéficiez de l’ACCRE, une aide que nous décrivons au point suivant.
      – vous pouvez bénéficier de l’ACCRE, qui est une réduction des charges sociales sur la rémunération du dirigeant pendant 12 mois avec un plafond de rémunération de 120% du smic.

      Pour répondre concrètement à vos questions : vous pouvez tout a fait cumuler l’ACCRE et le maintien des ARE. Si vous ne vous versez aucune rémunération, la durée de votre indemnisation sera de 36 mois, si vous vous versez une rémunération, les indemnités non versées étant reportables cette durée peut s’allonger.

      Pour plus d’information n’hésitez pas à lire notre article sur le sujet : https://www.leblogdudirigeant.com/arce-are/#optimisez

      Cordialement,
      L’équipe création d’entreprise LBdD

      Réponse
  7. Le régime de l'auto-entrepreneur

    Bonjour,
    Je souhaite créer une activité saisonnière de  » locations de poneys » pour des balades ainsi que des mariages, brocantes, fêtes de villages, etc.. Je pensais pour la forme juridique d’auto-entrepreneur ou une association. Quels sont les avantages/inconvenients en tant qu’auto entrepreneur par rapport à mon activité ? Savez vous me conseillez pour m’aider à choisir la forme juridique la mieux adaptée ? Ce n’est pas une activité principale. Je suis étudiante et je voudrais en faire mon activité complémentaire.
    Cdlt.

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Bonjour,

      Sachez d’abord que choisir un statut juridique demande de prendre en compte l’ensemble des attentes du futur dirigeant. Il est donc difficile de prendre parti.
      Cependant, il faut savoir que l’association ne peut être formée seule. Il faut au minimum trois membres. Le statut d’auto entrepreneur lui, permet d’être seul aux commandes.

      L’autre différence, majeure, est que la responsabilité du dirigeant d’une association est limitée. Celle de l’auto entrepreneur est illimitée. Cependant, si vous n’envisagez pas de faire de gros investissements, le statut d’auto entrepreneur peut être adapté.

      Pensez aussi à l’EURL, qui peut être une forme adaptée.

      Afin de vous aider à choisir entre les deux, nous vous invitons à consulter les articles suivant :
      https://www.leblogdudirigeant.com/auto-entrepreneur-avantages-inconvenients-08112014at89/
      https://www.leblogdudirigeant.com/le-statut-dauto-entrepreneur-en-quelques-mots/
      https://www.leblogdudirigeant.com/creation-fonctionnement-association-03252014at26/

      Cordialement,
      L’équipe création d’entreprise LBdD

      Réponse
  8. Le régime de l'auto-entrepreneur

    Bonjour .
    Je souhaite me lancer en tant qu’organisateur d’événements ( mariage, baptême, anniversaire, cocktail d’entreprise, repas en tout genre, réunion ) qui ciblerai particulier et professionnel .
    Dans une réunion sur la création d’entreprise à pôle emploi, on m’a dit que je dépendais de l’urssaf et du statut liberale en auto entreoreneur. Je viens de créer mon dossier a l’urssaf et il me dise que je dépends du statut commercial.
    Je ne comprend plus qu’elle est la bonne démarche a effectué .
    Quel serait la démarche pour moi qui serait la plus intéressante sachant que pour l’instant j’exercerai cette activite à titre complémentaire le temps de me faire un plus grand réseau

    Merci de votre réponse
    Cordialement

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Bonjour,

      L’agent commercial est un véritable chef d’entreprise, il peut donc demander l’ACCRE s’il remplit les conditions requises. En tant que chef d’entreprise il peut choisir sa structure juridique (entreprise individuelle, auto entreprise (qui est une entreprise individuelle) EURL, SARL, …) ainsi que le nombre de ses mandants.
      Votre statut social dépend donc de la forme juridique que vous choisissez, si vous êtes profession libérale, il est possible d’être pour partie de votre protection sociale au RSI et pour partie à l’URSSAF.

      Il faut voir cela avec votre expert-comptable. Quand à savoir ce qu’il faut choisir comme structure juridique ce la dépend de votre projet, de vos priorités et de vos choix personnels, il nous est difficile de vous renseigner sans en savoir plus. Ici aussi, l’expert-comptable peut être une aide.

      Cordialement,
      L’équipe création d’entreprise LBdD

      Réponse
  9. Le régime de l'auto-entrepreneur

    BONJOUR
    juste licencier je désire me lancer en temps que agent commercial en produit divers avec un statut d’auto entrepreneur car je bénéficie de l’accre et de l’arce par contre des que je dépasserai les 34000 euros en espérant rapidement les dépasser car j’ai déjà trouvé agent co dans l’immobilier qu’elle est le plus intéressant SAS ou autre chose
    merci de m’éclairer car je ne c’est même pas si je prend déjà un bon départ
    cordialement
    Béatrice

    Réponse
    • Le régime de l'auto-entrepreneur

      Bonjour,

      Il est difficile de répondre à cette question car les implications de votre future forme juridique peuvent être importantes sur le plan de votre protection sociale (ainsiq ue que celle de votre famille, votre retraite, votre fiscalité personnelle ainsi que celle de l’entreprise…

      D’une manière générale, la SARL offre une structure juridique plus formaliste, vous êtes TNS, c’est à dire que vous dépendez du RSI, payez un peu mins de cotisations sociales (env 45%) mais bénéficiez d’une protection sociale réduite (même si contrairement au statut d’assimilé salarié vous avez une protection sociale minimum), il est par contre souvent moins intéressant de se rémunérer par dividendes avec une SARL.
      Si vous créez une SAS, vous serez assimilé salarié avec une meilleure protection sociale (surtout en ce qui concerne les indemnités journalières) mais payez plus de cotisations sociales (environ 65%). Vous n’avez pas de cotisations sociales minimum ce qui fait que si vous ne prenez pas de salaire vous pouvez perdre votre protection sociale (il faudra alors passer par la CMU.

      n’hésitez pas à lire quelques articles explicatifs comme :
      – https://www.leblogdudirigeant.com/sarl-sas-quel-statut-juridique/
      – https://www.leblogdudirigeant.com/protection-sociale-du-dirigeant/

      Le choix de la forme juridique n’est pas toujours simple, si vous le souhaitez, vous pouvez prendre contact avec nous par le formulaire de contact : https://www.leblogdudirigeant.com/qui-sommes-nous/#reseau nous trouverons un moyen de vous aider.

      Réponse

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