Entrepreneurs : pourquoi ne pas faire dépendre tous vos actifs de votre entreprise ?
Créer et développer une entreprise demande souvent d’y consacrer l’essentiel de son temps, de son énergie et parfois de ses ressources financières. Résultat : sans même s’en rendre compte, un dirigeant peut voir une part importante de son patrimoine se concentrer autour d’un seul actif, sa propre société.

Cette situation mérite d’être questionnée, quelle que soit la taille de l’entreprise.
Pourquoi les entrepreneurs sont-ils particulièrement exposés à ce risque de concentration ?
Pour un chef d’entreprise, la concentration patrimoniale peut s’installer progressivement, sans décision explicite en ce sens.
Plusieurs éléments peuvent y contribuer :
- le revenu du dirigeant, qui dépend directement de l’activité de sa société ;
- la valeur de l’entreprise elle-même, lorsqu’une partie du patrimoine est constituée de parts sociales ou d’actions ;
- un éventuel immobilier professionnel, détenu personnellement ou via une structure liée à l’activité ;
- des cautions ou engagements personnels pris pour garantir des financements de l’entreprise.
Cumulés, ces éléments peuvent rendre le patrimoine personnel du dirigeant fortement dépendant de la situation de son entreprise. Cette logique est compréhensible : un entrepreneur croit en son projet et réinvestit naturellement dans son développement. Mais elle a une conséquence importante à garder en tête. L’entreprise et le patrimoine personnel du dirigeant se retrouvent exposés, au moins en partie, aux mêmes aléas économiques. Une difficulté touchant la société peut ainsi rejaillir directement sur la situation personnelle de son dirigeant.
Patrimoine personnel et trésorerie de l’entreprise : deux sujets à ne pas confondre
Avant d’aller plus loin, un point mérite d’être clarifié, car il est souvent source de confusion. Le patrimoine personnel du dirigeant et la trésorerie de l’entreprise relèvent de deux logiques totalement différentes, même si elles concernent la même personne au quotidien. L’argent et les actifs détenus personnellement par le dirigeant relèvent de sa propre stratégie patrimoniale, indépendamment de l’entreprise. La trésorerie appartenant à la société relève, elle, d’une décision de gestion de l’entreprise, avec des implications comptables et fiscales propres. Ces deux sujets, bien que liés au quotidien pour un dirigeant, doivent donc être traités séparément.
Comment réduire la concentration de ses actifs autour de son entreprise ?
L’entreprise constitue souvent, pour un dirigeant, un actif central de son patrimoine. Diversifier ses autres actifs permet de ne pas faire reposer l’ensemble de ses projets de long terme sur ce seul succès, plutôt que de réinvestir automatiquement toute sa capacité financière dans son entreprise. Cette réflexion peut notamment s’inscrire dans la préparation de différents projets futurs, qu’il s’agisse d’une retraite, d’une transmission, de projets familiaux ou d’un accident de parcours professionnel. Plusieurs critères entrent alors en jeu, comme l’horizon de temps envisagé, le niveau de liquidité recherché ou les objectifs personnels du dirigeant. Aucun actif n’a vocation à répondre seul à l’ensemble de ces objectifs, ce qui justifie une réflexion sur la diversification.
Quels types d’actifs permettent de diversifier un patrimoine personnel ?
Plusieurs catégories d’actifs peuvent entrer dans cette réflexion de diversification, sans qu’aucune ne s’impose comme une solution unique. On peut notamment citer :
- les liquidités ;
- l’immobilier ;
- l’assurance-vie ;
- les marchés financiers ;
- les métaux précieux, dont l’or physique.
Ces différentes catégories répondent à des logiques, des fonctionnements et des contraintes distincts. Aucune n’a vocation à répondre seule à tous les objectifs patrimoniaux d’un dirigeant. Le choix dépend notamment de la situation de chacun, de son horizon de temps et de ses objectifs personnels. C’est dans ce paysage d’options variées que l’or physique peut, le cas échéant, trouver sa place.
Quelles sont les caractéristiques de l’or physique ?
L’or physique présente des caractéristiques qui le distinguent des autres actifs mentionnés précédemment. Il s’agit d’un actif tangible pouvant être détenu sous forme physique. Il ne génère en revanche ni intérêt ni dividende tant qu’il reste détenu, et son cours fluctue dans le temps, à la hausse comme à la baisse. Interrogé sur ce point, Jean-François Faure, président du groupe AuCOFFRE, apporte un éclairage utile : « L’or physique constitue une option parmi d’autres pour diversifier un patrimoine sur le long terme, avec ses caractéristiques propres, notamment l’absence de revenu généré et des variations de cours qu’il convient de bien comprendre avant toute décision. » L’or physique ne doit donc pas être présenté comme une garantie contre les pertes, ni comme une solution automatique. Il s’agit d’un actif parmi d’autres, à considérer selon la situation et les objectifs propres à chaque dirigeant.
Et la trésorerie excédentaire de l’entreprise ?
Cette logique de diversification ne concerne d’ailleurs pas uniquement le patrimoine personnel. Lorsqu’une société dispose d’excédents durables, dont elle n’a pas besoin à court terme pour son activité, elle peut également réfléchir à la manière de les mobiliser.
Parmi les pistes possibles, acheter de l’or pour une entreprise peut s’inscrire dans une réflexion plus large sur la diversification d’une trésorerie excédentaire. Cette démarche suppose toutefois de conserver les sommes nécessaires au fonctionnement courant de l’activité et de tenir compte des implications comptables et fiscales propres à ce type de décision.
Sur ce point, Jean-François Faure précise : « Une entreprise disposant d’excédents de trésorerie durables peut, à l’image d’un particulier, envisager une diversification de ses réserves, à condition de conserver les sommes nécessaires à son exploitation et de tenir compte des implications comptables et fiscales propres à ce type de décision. » Cette réflexion reste distincte de celle menée sur le patrimoine personnel du dirigeant : elle relève d’une décision de gestion propre à l’entreprise, à étudier avec l’expert-comptable ou le conseil habituel de la société. Pour les entreprises qui souhaitent concrètement acquérir et conserver de l’or physique dans le cadre de cette réflexion, des solutions dédiées aux professionnels existent. Jean-François Faure explique : « Notre solution permet aux professionnels d’acquérir de l’or physique, conservé dans des coffres sécurisés faisant l’objet d’audits annuels, avec la possibilité de le remettre en vente directement sur la plateforme. »
Ce type de solution illustre concrètement comment une entreprise peut, après réflexion, intégrer l’or physique parmi les pistes de diversification de sa trésorerie excédentaire, sans que cela ne constitue une décision automatique ni généralisable à toutes les situations.
La concentration du patrimoine autour de son entreprise est une question à prendre en compte au fil du développement de l’activité. Diversifier progressivement son patrimoine personnel, en distinguant clairement ce sujet de la gestion de la trésorerie de l’entreprise, permet d’aborder ces questions avec davantage de clarté. Selon la nature de la décision envisagée, l’appui d’un expert-comptable ou d’un professionnel du patrimoine peut permettre d’éclairer la réflexion. L’or physique, comme d’autres actifs, peut alors être étudié parmi les options possibles, selon la situation de chacun.

