Reconduit pour un an il prolonge donc cet avantage fiscal pour 2013 pour les adhérents du régime Préfon et assimilés, qui, sous certaines conditions, pourront déduire de leurs revenus 2013 les cotisations versées pour racheter deux années antérieures à leur adhésion. Bon à savoir : L’avantage fiscal s’ajoute au plafond normal de déduction. Le régime Préfon […]
Bien gérer l’assurance de son entreprise : le guide complet TPE/PME
La plupart des entreprises ne découvrent vraiment leur assurance qu’au pire moment : lorsque survient un sinistre… ou lorsque la trésorerie se tend et que la moindre dépense récurrente devient visible.

C’est souvent là que les dirigeants réalisent que leur prime est élevée, que les garanties ne suivent plus l’activité, ou qu’il existe des exclusions problématiques. Et même lorsqu’ils identifient qu’un contrat est inadapté, ils ne peuvent pas toujours le modifier immédiatement, en raison des règles de résiliation et des délais contractuels.
C’est là tout l’enjeu : gérer l’assurance de son entreprise ne consiste pas à renouveler un contrat chaque année, mais à piloter régulièrement un poste de dépense invisible mais déterminant. Une assurance mal calibrée coûte cher, protège mal et peut même mettre en péril un contrat commercial ou une exploitation. À l’inverse, une assurance bien gérée devient un outil de continuité d’activité, un levier financier et une source de stabilité.
Pourquoi est-il stratégique de bien gérer son assurance ?
L’assurance : un coût invisible… jusqu’à ce que la trésorerie se tende
L’assurance fait partie de ces dépenses récurrentes que l’on oublie facilement. Le prélèvement est automatique, la charge mensuelle assez faible, rarement remise en question. Jusqu’au jour où la trésorerie devient tendue.
À ce moment-là, le dirigeant découvre :
- que les primes ont augmenté d’une année sur l’autre,
- que certaines garanties ont diminué,
- que des franchises élevées rendent la couverture quasi inutile,
- que des doublons existent entre plusieurs contrats.
Dans de nombreuses TPE/PME, ce poste de dépense « discret » finit par peser lourd sur plusieurs exercices. Surtout si on regarde au-delà des assurances (banques, loyers, abonnements, honoraires divers, …)
Le paradoxe : même si l’assurance est inadaptée, on ne peut pas toujours changer immédiatement
La loi permet à un dirigeant de résilier son contrat à l’échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L113-12 du Code des assurances).
En dehors de cette échéance, seules certaines situations ouvrent un droit de résiliation dans un délai de trois mois : changement d’activité, cessation, déménagement, modification de situation professionnelle (article L113-16).
Conséquence : identifier un problème ne signifie pas pouvoir le corriger immédiatement. D’où l’importance d’auditer son assurance régulièrement, avant qu’un sinistre ne survienne… ou avant que la trésorerie ne se dégrade.
L’impact financier réel : hausses invisibles, garanties affaiblies
Une prime stable n’est pas toujours synonyme de bonne nouvelle. Certains assureurs compensent la non-augmentation par :
- des plafonds abaissés,
- des exclusions ajoutées,
- des franchises augmentées,
- des conditions d’indemnisation plus strictes.
Une assurance peut donc coûter la même chose tout en couvrant moins. C’est l’un des écueils les plus fréquents dans les TPE/PME.
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Comment savoir si je paie trop cher mon assurance ?
Pour savoir si l’on paie trop cher, il faut suivre une méthode simple mais rigoureuse :
1. Clarifier ses besoins réels
Quels risques vous concernent vraiment ? Quelles missions, quels salariés, quels matériels, quelle évolution prévue dans 1 à 3 ans ? Sans cette base, aucune comparaison n’est fiable.
2. Comprendre précisément les clauses du contrat
Plafonds, exclusions, franchises… Les assureurs compliquent volontairement la lecture. Des outils d’IA comme NotebookLM ou l’assistant Assurance du Blog du Dirigeant permettent d’obtenir une analyse claire et complète.
3. Se comparer au marché sur le prix et sur la couverture.
Pas seulement « combien ça coûte », mais « pour quelles garanties ». On peut demander à des IA de benchmarker les offres ou de vérifier si un contrat semble surévalué.
En résumé :
- Connaître ses besoins
- Comprendre son contrat
- Comparer intelligemment.
C’est la seule manière fiable de savoir si l’on paie le juste prix.
Illustration de situation fréquente : la PME qui perd un contrat faute de couverture adaptée
Une PME de services décroche une mission exigeant une garantie RC professionnelle spécifique. Le dirigeant pense être couvert… mais son contrat n’a jamais été mis à jour malgré l’évolution de l’activité.
Résultat :
- refus du client,
- renégociation tardive du contrat d’assurance,
- hausse tarifaire,
- perte de revenu immédiate.
Comment gérer son assurance de manière professionnelle et rentable ?
Avant même de parler de renégociation ou de changement d’assureur, la première étape consiste à faire un état des lieux lucide de votre contrat actuel. Cet audit express permet de repérer en quelques minutes les points forts, les faiblesses et les zones de risque.
Voici une grille simple et efficace :
- Plafonds : correspondent-ils à la valeur réelle à couvrir ?
- Franchises : sont-elles adaptées à vos capacités financières ?
- Exclusions : sont-elles raisonnables, cohérentes, lisibles ?
- Risques nouveaux : cyber, données, nouveaux métiers ?
- Évolution d’activité : recrutements, nouveaux clients, export…
- Comparaison marché : où vous situez-vous aujourd’hui ?
- Historique : avez-vous subi des hausses injustifiées ?
En vingt minutes, un dirigeant obtient une vision claire : contrat cohérent… ou assurément perfectible.
Gérer son assurance au rythme de l’entreprise : une obligation, pas une option
Une entreprise n’est jamais figée : elle recrute, change de clients, investit, se digitalise, externalise… bref, elle se transforme en continu. Or une assurance qui ne suit pas ces évolutions finit par se dégrader mécaniquement, parfois sans que le dirigeant ne s’en rende compte.
Il est donc essentiel d’ajuster régulièrement la couverture :
- arrivée ou départ de salariés,
- missions nouvelles ou plus risquées,
- achat de matériel,
- augmentation de la valeur des stocks,
- nouveaux risques cyber,
- sous-traitance accrue.
Une assurance parfaitement adaptée en 2022 peut devenir totalement insuffisante deux ans plus tard.
Utiliser les assurances en ligne pour négocier plus intelligemment
Les assurances en ligne jouent aujourd’hui un rôle déterminant pour les dirigeants : elles offrent un regard extérieur qui permet de challenger efficacement son courtier ou son agent, sans pour autant renoncer à l’accompagnement humain.
Leur force repose sur plusieurs atouts concrets :
- transparence tarifaire,
- devis instantanés,
- mises à jour automatisées,
- contrats plus lisibles.
Elles deviennent ainsi un véritable outil de benchmark, complémentaire au conseil traditionnel. Le digital complète l’humain ; il ne le remplace pas.
Procédure et délais pour changer d’assurance : ce que dit la loi
Changer d’assurance professionnelle répond à un cadre légal précis que tout dirigeant doit connaître. Trois règles dominent :
- Résiliation à échéance : préavis de deux mois (article L113-12).
- Résiliation hors échéance en cas de changement majeur : délai de trois mois après l’événement (article L113-16).
- Notification obligatoire par lettre recommandée ou support durable (article L113-14).
Ces règles impliquent d’anticiper : changer « du jour au lendemain » reste exceptionnel.
Que faut-il retenir ? (Synthèse opérationnelle)
- L’assurance est une dépense récurrente souvent invisible mais lourde à long terme.
- Même si elle est inadaptée, on ne peut pas la changer immédiatement : il faut anticiper.
- Une prime stable peut cacher une baisse de couverture.
- Un audit rapide permet d’identifier doublons, exclusions, franchises excessives et hausses déguisées.
- L’assurance doit suivre l’évolution de l’entreprise : missions, salariés, risques, matériels.
- Les assurances en ligne sont un excellent outil de négociation et de comparaison.
- Les textes de référence à connaître : L113-12, L113-14 et L113-16 du Code des assurances.
- Bien gérer l’assurance, c’est protéger son activité… et sa trésorerie.
FAQ – Comment gérer son assurance
À l’échéance annuelle avec un préavis de deux mois, ou dans les trois mois en cas de changement majeur (activité, domiciliation, cessation…).
Oui, mais uniquement dans les cas prévus par l’article L113-16 du Code des assurances.
Comparez plafonds, franchises et exclusions au marché. Un audit interne de 20 minutes suffit souvent. Demandez l’avis de votre expert-comptable.
Les plateformes en ligne sont idéales pour challenger. Le courtier reste essentiel pour les risques complexes.


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