Introduction

Créer une SAS en ligne est devenu simple, rapide et peu coûteux. Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités passent par le Guichet unique de l’INPI, et, depuis 2025, c’est la seule voie possible.

créer une sas

Une immatriculation complète s’obtient en 24 à 72 heures. Mais la procédure n’est pas le vrai sujet : les décisions qui comptent vraiment se jouent avant et autour d’elle. Ce guide couvre les deux :

  • la méthode pas à pas
  • la réflexion stratégique qui vous évitera de dépenser au mauvais endroit, au mauvais moment.

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Qu’est-ce qu’une SAS ?

La SAS (société par actions simplifiée) est une société commerciale créée par au moins deux associés, un seul pour sa version unipersonnelle, la SASU, dont la responsabilité est limitée à leurs apports et dont le fonctionnement est organisé très librement par les statuts. C’est aujourd’hui la forme de société la plus créée en France.

Ses principales caractéristiques :

  • Capital social libre : 1 € minimum, montant fixé librement.
  • Responsabilité limitée aux apports des associés.
  • Grande liberté statutaire : gouvernance et cession des actions organisées sur mesure.
  • Président obligatoire , assimilé salarié (régime général, sans assurance chômage au titre du mandat).
  • Imposition à l’IS par défaut, avec option temporaire possible pour l’IR sous conditions.
  • Nombre d’associés illimité et ouverture du capital facilitée (idéale pour s’associer et lever des fonds).

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La SAS, forme n°1 des créateurs de société en 2025

La SAS n’est plus une forme « de niche » : c’est le standard de la société flexible en France (source INSEE, millésime 2025).
IndicateurValeur 2025
Créations d’entreprises (tous types)1 165 800, record depuis 2012
Créations de sociétés301 300 (+6 %)
Part des SAS et SASU dans les sociétés créées≈ 68 %
Part des SARL≈ 30 % (72 824 SARL créées)
Part des SAS en 2010 (rappel historique)39 %

En quinze ans, la SAS est passée de 39 % à environ 68 % des sociétés créées. Selon l’INSEE, 37 % des projets de société sont portés par plusieurs créateurs (contre 16 % pour les entreprises individuelles) : la SAS, taillée pour l’association, est logiquement la forme dominante.

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Comment créer une SAS en ligne ? Les 3 méthodes

Pour immatriculer votre société par actions simplifiée, trois chemins sont possibles.

1 ) Faire les démarches vous-même

Directement sur le Guichet unique de l’INPI. La solution la moins chère, mais vous rédigez seul vos statuts et assumez le risque d’erreur ou de rejet.

2) Passer par une plateforme juridique

Les plateformes en ligne les plus connues sont Legalstart, LegalPlace, Captain Contrat, LegalVision…. Un formulaire guidé, les documents générés et le dossier déposé à votre place, souvent sous 48 h.

3) Déléguer à un expert-comptable ou un avocat

L’option la plus sécurisante (validation des choix juridiques, fiscaux et sociaux), mais 4 à 6 fois plus coûteuse qu’une plateforme.

Tableau comparatif : quelle méthode choisir pour créer sa SAS en ligne ?

Pour vous repérer d’un coup d’œil, voici les trois solutions comparées sur les critères qui comptent vraiment :

CritèreSoi-même (Guichet unique)Plateforme juridiqueProfessionnel (avocat, expert-comptable, notaire)
Coût total indicatif≈ 250 €≈ 450 € à 600 € selon options≈ 1 200 € et plus
Risque d’achat complémentaire (inutile ?)FaibleTrès élevé (parfois les option son pré cochées et difficiles à décochées et/ou annuler)Moyen (dépend des cabinet, le créateur peut se sentir obligé d’opter pour la comptabilité)
Simplicité pour le créateurFaible : tout à faire soi-mêmeMoyen : parcours guidéTrès élevée : délégation quasi totale
Durée d’obtention du KbisEnviron 72h, rallongée en cas d’erreurRapide (souvent 48 h) L’allongement de la durée se situe généralement avant la date de création, lors du contrôle des documentsMoyen à long, selon le pro
Connaissances juridiques requisesCorrectesFaibles à moyennesAucune
Risque d’erreur ou de rejetÉlevéFaible (contrôle avant dépôt)Très faible
Conseil personnaliséAucunLimité, souvent commercial & en optionÉlevé et sur-mesure
Personnalisation des statutsÀ votre chargeModèles + options payantesSur-mesure (surtout avocat)
Sécurisation juridique et fiscaleFaible (à organiser soi-même)Moyenne (légalement les plateformes ne peuvent pas faire de conseil juridique et/ou fiscal)Élevée
DisponibilitéEn ligne, 24/7En ligne, 24/7Sur rendez-vous
Profil le plus adaptéProjet simple, solo, budget maitrisé, à l’aise avec l’administratifCréation standard, gain de temps, associés sans clauses complexesProjet complexe : propriété intellectuelle, levée de fonds, montages, holding
En résumé : la plateforme offre le meilleur rapport simplicité/prix pour une création standard ; l’autonomie convient aux projets simples et aux budgets serrés ; le professionnel se justifie dès que le projet est complexe ou stratégique.

Quelles sont les étapes pour créer une SAS en ligne ?

La création de la SAS suit une procédure précise, intégralement réalisable en ligne.

Avant de commencer, mieux vaut avoir arrêté quelques décisions : la dénomination et l’objet social, le montant du capital et la répartition des actions, le régime fiscal, l’adresse de domiciliation et l’identité du président.

Voici ensuite les cinq étapes :

  1. Rédiger les statuts, l’acte fondateur de la SAS. Ils fixent la dénomination, l’objet, le siège, le montant et la répartition du capital, l’identité et les pouvoirs du président, ainsi que les règles de décision collective et de cession des actions. Datés et signés par tous les associés.
  2. Déposer le capital social, les apports en numéraire sont versés sur un compte ouvert au nom de la société (banque ou néobanque pro), qui délivre une attestation de dépôt des fonds. Au moins 50 % du capital en numéraire doit être libéré à la création, le solde dans les 5 ans. Les fonds restent bloqués jusqu’à l’immatriculation. Pour les apports en nature, un commissaire aux apports est requis, sauf si aucun apport n’excède 30 000 € et si leur total ne dépasse pas la moitié du capital.
  3. Publier l’annonce légale de constitution, un avis de constitution est publié dans un support habilité du département du siège. Il mentionne la forme, la dénomination, le capital, le siège, l’objet, la durée, le président et le greffe. Vous recevez une attestation de parution à joindre au dossier.
  4. Déposer le dossier sur le Guichet unique de l’INPI, le dépôt s’effectue sur formalites.entreprises.gouv.fr : vous créez un compte, remplissez le formulaire, joignez les pièces numérisées et réglez les frais. Astuce : si vous domiciliez la SAS à votre domicile, vous pouvez demander le masquage de cette adresse dans les registres publics pour limiter le démarchage.
  5. Obtenir le Kbis et le SIREN/SIRET, après contrôle, le greffe immatricule la société au RCS et au RNE. Vous recevez votre extrait Kbis et vos numéros SIREN/SIRET, généralement sous 24 à 72 heures. La société existe alors juridiquement et peut débloquer son capital.

Quels documents fournir pour immatriculer une SAS ?

Le dossier déposé sur le Guichet unique doit comprendre :

  • les statuts datés et signés par tous les associés ;
  • un justificatif de jouissance du siège social (bail commercial, contrat de domiciliation, titre de propriété) ;
  • l’attestation de parution de l’annonce légale de constitution ;
  • l’attestation de dépôt des fonds délivrée par la banque ;
  • l’acte de nomination du président (sauf nomination directe dans les statuts) ;
  • pour un président personne physique : pièce d’identité, attestation de filiation et déclaration sur l’honneur de non-condamnation ;
  • pour un dirigeant personne morale : un extrait Kbis de moins de 3 mois ;
  • le rapport du commissaire aux apports en cas d’apports en nature (sauf dispense) ;
  • la déclaration des bénéficiaires effectifs ;
  • le cas échéant, le justificatif d’autorisation pour une activité réglementée et la lettre d’acceptation du commissaire aux comptes ;
  • le règlement des frais de greffe.

Que contient l’extrait Kbis ?

Délivré à l’issue de l’immatriculation, le Kbis est la « carte d’identité » officielle de la société. Il mentionne :

  • la dénomination sociale et la forme juridique ;
  • le numéro SIREN et le greffe d’immatriculation ;
  • l’adresse du siège social et le montant du capital ;
  • l’identité du ou des dirigeants ;
  • l’activité principale exercée.

Conservez toujours un Kbis récent : il vous sera demandé par les banques, les administrations et vos partenaires commerciaux.

Combien coûte la création d’une SAS en ligne ?

Le coût dépend de la méthode choisie. Montants indicatifs 2026, à vérifier avant publication :

PosteSoi-mêmeVia une plateformeVia un professionnel
Rédaction des statuts + dossier0 €À partir de 120 € TTCÀ partir de 600 € TTC
Annonce légale de constitution199 € HT199 € HT199 € HT
Frais de greffe / immatriculation33,83 €33,83 €33,83 €
Total indicatif≈ 250 €≈ ≈ 450 € à 600 €À partir de 1 200 €

En cas d’apports en nature, ajoutez les honoraires d’un commissaire aux apports (souvent 500 à 3 000 €). Méfiez-vous du tarif d’appel des plateformes : la « création à 0 € » s’accompagne presque toujours d’options qui font monter la facture réelle, d’où l’intérêt de comparer les forfaits, pas seulement le prix affiché.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez également consulter :

Que faire après l’immatriculation ?

L’obtention du Kbis n’est pas la fin du parcours. Dans les semaines qui suivent, pensez à débloquer le capital déposé, à activer pleinement votre compte professionnel, à souscrire les assurances nécessaires et à anticiper vos obligations courantes : tenue de la comptabilité, déclarations de TVA selon votre régime, et cotisation foncière des entreprises (CFE) à partir de l’année suivant la création. Les évolutions futures, entrée d’un associé, augmentation de capital, transfert de siège, changement de président, se déclareront, elles aus

Ce qu’on ne vous dit pas : le vrai enjeu n’est pas la forme juridique

Le choix du statut est présenté comme une décision complexe et quasi irréversible. C’est en grande partie un mythe. Deux décisions, plus déterminantes, sont presque toujours sous-estimées : choisir la bonne forme tout de suite, et ne pas sur-investir dans le juridique trop tôt.

Choisir la bonne forme tout de suite

Première erreur à éviter : démarrer avec une forme « au rabais » (micro-entreprise, entreprise individuelle) pour économiser, en pensant basculer plus tard.

Changer de forme juridique une fois le modèle lancé peut coûter cher et fait perdre du temps. Si la SAS est la bonne forme pour votre projet, association, levée de fonds, image, recrutement, créez directement une SAS (ou une SASU si vous êtes seul).

Des statuts standards suffisent dans la majorité des cas

Une fois la bonne forme choisie, inutile de sur-personnaliser les statuts dès le départ. Dans la plupart des cas, ils devront évoluer au fil de la vie de l’entreprise ; et s’ils ne doivent pas évoluer, c’est que l’activité est assez simple pour que des statuts standards conviennent.

Dans les deux cas, le risque de partir sur des statuts préformatés est faible. Le vrai risque est ailleurs : dépenser, trop tôt, un argent rare.

Pourquoi nous pousse-t-on, alors, vers la complexité ?

Si la sur-personnalisation précoce est rarement utile, pourquoi tant de voix la recommandent-elles ? Une partie de la réponse tient aux incitations, souvent invisibles, des acteurs qui accompagnent la création. Comprendre comment chacun gagne sa vie aide à distinguer un conseil d’un argumentaire commercial.

Les professionnels juridiques

L’expert-comptable a un intérêt naturel à vous accompagner dès la création : il sait que la comptabilité récurrente suivra probablement (parfois, il l’impose !). La constitution peut alors devenir un produit d’appel, parfois à marge confortable, adossé à une relation durable.

Rien d’illégitime, mais cela explique que la forme juridique soit parfois présentée comme plus engageante et risquée qu’elle ne l’est réellement.

Les plateformes juridiques en lignes

Les plateformes juridiques, elles, attirent avec des tarifs d’appel très bas, parfois une « création à 0 € ».

Leur modèle se situe ailleurs : la montée en gamme du forfait (statuts « personnalisés », vente d’options, intervention d’un expert) et la vente de services connexes, domiciliation, comptabilité, modifications statutaires, assemblées générales.

Le rachat de Legalstart par LegalPlace en 2026 illustre cette logique : l’ambition affichée est une « super app » où le dirigeant crée sa société, la domicilie, ouvre son compte, délègue sa comptabilité et gère ses formalités au même endroit. Plus les services s’enchaînent chez un même prestataire, plus sa valeur par client augmente, y compris sur des métiers qui ne sont pas, à l’origine, les siens.

Le « ressort psychologique »

Il existe enfin un ressort psychologique.

Plus on insiste sur les risques juridiques, plus on paraît expert, et plus le créateur, inquiet, a envie de déléguer pour « éviter tous ces risques ». La pédagogie de la peur est un excellent levier de conversion.

Notre parti pris est l’inverse : vous donner les moyens de juger par vous-même ce qui est réellement nécessaire à votre stade, ni plus, ni moins.

A quel moment dépenser son euro juridique ?

Voici un raisonnement important souvent absent des guides. Un euro dépensé par le créateur avant que l’activité ne soit lancée est un euro « cher ».

Pour disposer de 1 000 € à investir dans des statuts sur-mesure, il a fallu en gagner bien davantage : la rémunération a d’abord supporté des cotisations sociales, puis l’impôt sur le revenu, soit, selon la tranche, de l’ordre de 1 800 à 2 000 € de rémunération brute pour 1 000 € réellement disponibles. Si la somme a été empruntée, ajoutez les intérêts.

Le même service, payé par l’entreprise une fois l’activité lancée, coûte beaucoup moins. La TVA est récupérable si l’entreprise y est assujettie (1 000 € HT restent 1 000 €). Surtout, la dépense est déductible du résultat : elle réduit le bénéfice imposable et économise l’impôt sur les sociétés (25 %, ou 15 % sous conditions). Coût réel pour l’entreprise : environ 750 €, payés sur des ressources qui n’ont supporté ni impôt sur le revenu ni cotisations sociales du dirigeant.

Le calcul est sans appel : environ 2 000 € d’effort personnel avant le lancement, contre environ 750 € pour l’entreprise après. Seule réserve : l’économie d’IS ne se matérialise immédiatement que si l’entreprise est bénéficiaire ; sinon, la charge crée un déficit reportable, utilisable plus tard.

La conclusion n’est pas de retarder la création ni de choisir une forme au rabais. C’est de réserver la personnalisation juridique au moment où l’entreprise peu la financer, et éviter de la faire payer par le dirigeant sur ses deniers personnels.

Le choix du partenaire pèse plus que vous ne le croyez

On présente le choix du statut comme LA décision juridique difficile. En réalité, une décision plus structurante est presque toujours sous-estimée : celle du partenaire juridique qui vous accompagne. Expert-comptable, avocat et plateforme juridique ont chacun leur vision, leurs habitudes et leurs biais, qui ne coïncident pas toujours avec votre intérêt.

Une plateforme optimise le volume et la rapidité ; un cabinet, parfois, la sophistication (et la facturation) ; et les conseils les plus classiques, rodés à des environnements réglementés et stables, sont parfois mal armés pour la logique d’incertitude d’un projet innovant.

La bonne approche n’est pas de fuir l’accompagnement, mais de choisir celui qui correspond à votre profil : un freelance, un artisan, une PME et une startup n’ont pas les mêmes besoins.

Un marché en concentration : ce que cela change pour vous

Le marché des plateformes se concentre. Le 5 mai 2026, LegalPlace a racheté Legalstart, à la faveur d’une levée de 70 millions d’euros ; les deux marques coexistent encore, mais le même groupe est désormais derrière, et il revendique près d’une création de société sur cinq en France, avec l’objectif d’atteindre une sur trois.

Ces opérations de croissance ont un coût élevé, financé, in fine, par les clients. Par ailleurs, lorsqu’ils fusionnent, deux concurrents qui se livraient une guerre des prix exercent mécaniquement moins de pression à la baisse sur les tarifs.

Faut-il pour autant les éviter ? Non : ces plateformes restent rapides, fiables et souvent économiques pour une création standard. Mais cela invite à choisir en connaissance de cause plutôt qu’en se fiant au seul tarif d’appel ou à la notoriété d’une marque. Pour comparer objectivement les offres, leurs prix et les avis, utilisez notre comparateur des plateformes pour créer une SAS en ligne.

Comment pouvons-nous vous aider ? Le Blog du Dirigeant ne crée pas votre société à votre place : notre rôle est de vous informer en toute indépendance, puis de vous épauler dans la durée. Et c’est là qu’un détail change tout. En choisissant votre prestataire via les liens de notre comparateur, vous rejoignez notre communauté de lecteurs, et c’est précisément ce qui nous permet d’agir pour vous si un problème survient.En cas de blocage, de retard ou de litige avec une plateforme, nous pouvons intervenir et faire le relais auprès du prestataire, parce que nous savons que vous venez de chez nous.Sans ce lien, vous restez seul face au service client. (à lire les commentaires, ce n’est pas toujours la joie …). Passer par notre comparateur ne coûte rien de plus, souvent même moins, grâce à nos codes promo.

Dans quels cas faut-il personnaliser ses statuts dès le départ ?

Tout projet n’entre pas dans le moule « simple et standard ». Dès qu’il y a de la propriété intellectuelle à sécuriser, du code à protéger, un vesting de fondateurs à organiser ou des apports stratégiques à encadrer, les statuts standards deviennent insuffisants, et ces sujets se gèrent très mal en différé.

Le cofondateur qui part avec le code, l’apport mal documenté qui ressurgit des années plus tard : ces situations naissent presque toujours d’un cadrage repoussé.

Dans ces cas, l’investissement juridique précoce est justifié, et c’est plutôt vers l’avocat qu’il faut se tourner : l’expert-comptable, malgré sa compétence, est en général moins pointu sur ces montages. Reconnaissons-le toutefois : ces projets restent une minorité.

Pacte d’associés ou statuts : que faut-il vraiment personnaliser ?

Les protections essentielles entre associés, agrément, préemption, exclusion, inaliénabilité, doivent figurer dans les statuts pour être opposables aux tiers ; le pacte d’associés ne fait que les compléter, avec une force juridique moindre.

Bonne nouvelle : ces clauses sont connues, présentes dans la plupart des modèles, et n’ont pas besoin d’être réécrites sur-mesure pour chaque entreprise.

Ce qui peut justifier de la personnalisation, ce ne sont pas les clauses elles-mêmes, mais parfois leurs paramètres (majorités, prix de cession, durée d’inaliénabilité), un raffinement utile surtout aux projets à plusieurs associés avec des enjeux de pouvoir, pas à la majorité des créations.

FAQ, Créer une SAS en ligne

Peut-on créer une SAS entièrement en ligne ?

Oui. Depuis 2023, toutes les formalités d’immatriculation se font sur le Guichet unique de l’INPI, seul ou via une plateforme juridique.

Quel est le capital minimum pour créer une SAS ?

Le capital est libre : 1 € suffit légalement. Au moins 50 % des apports en numéraire doivent être libérés à la création. Un montant cohérent avec l’activité reste préférable pour la crédibilité bancaire.

Combien de temps pour immatriculer une SAS en ligne ?

Avec un dossier complet, 24 à 72 heures en général ; jusqu’à quelques jours ouvrés en cas de forte affluence. Le Kbis est délivré dans la foulée.

Peut-on créer une SAS gratuitement ?

Non : l’annonce légale (≈ 199 € HT) et les frais de greffe (33,83 €) sont incontournables. Certaines plateformes affichent la rédaction des statuts à 0 €, mais les frais obligatoires demeurent.

Faut-il personnaliser ses statuts dès le départ ?

Dans la majorité des cas, non : des statuts standards conviennent, et la personnalisation coûte moins cher plus tard, financée par l’entreprise. Exception : propriété intellectuelle, code, vesting, apports stratégiques, à cadrer tôt avec un avocat.

Faut-il passer par une grande plateforme comme LegalPlace ou Legalstart ?

Ce sont des solutions rapides et fiables pour une création standard, mais le marché se concentre (LegalPlace a racheté Legalstart en 2026) et le tarif d’appel cache souvent des options. Comparez les forfaits réels selon votre profil.

Peut-on créer une SAS seul ?

Oui : une SAS à associé unique s’appelle une SASU, au fonctionnement identique.

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Sommaire
  • Qu'est-ce qu'une SAS ?
  • La SAS, forme n°1 des créateurs de société en 2025
  • Comment créer une SAS en ligne ? Les 3 méthodes
  • Quelles sont les étapes pour créer une SAS en ligne ?
  • Quels documents fournir pour immatriculer une SAS ?
  • Que contient l'extrait Kbis ?
  • Combien coûte la création d'une SAS en ligne ?
  • Que faire après l'immatriculation ?
  • Ce qu'on ne vous dit pas : le vrai enjeu n'est pas la forme juridique
  • Pourquoi nous pousse-t-on, alors, vers la complexité ?
  • Le choix du partenaire pèse plus que vous ne le croyez
  • Dans quels cas faut-il personnaliser ses statuts dès le départ ?
  • Pacte d'associés ou statuts : que faut-il vraiment personnaliser ?
  • FAQ, Créer une SAS en ligne

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Commentaires
2 commentaires
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  1. bouasria bentriki
    7 octobre 2022, 19:28
    Bonjour Messieurs, Citoyen Algérien, Entrepreneur Promoteur immobilier Constructeur, d'âge avancé, suite à la dernière Rencontre entre les Chefs Algérien et Français en Algérie il a été arrêté de nouvelles dispositions commerciales et professionnelles particulièrement les échanges, créations d'entreprises et autres dispositions. A cet effet je retiens celle de la création d'entreprise en France et pour différentes raisons personnelles. Je me propose de créer, avec un-Artisan Français en TCE sise à Perpignan une Entreprise de statut juridique SAS : En tous corps d'états secondaires (travaux de rénovation, maçonnerie, Electricité, plomberie, divers) Achats de biens immobiliers à rénover et leurs Ventes. Aussi nous sollicitons votre intervention et accompagnement du projet de création d'Entreprise. En espérant recevoir de votre part une suite à notre projet Recevez, Cher Monsieur, l'expression de notre Considération Bouasria BENTRIKI
    • Laurent Dufour
      10 octobre 2022, 17:19
      Bonjour Monsieur, Nous vous remercions de la confiance que vous nous portez. Nous ne réalisons pas de création nous même mais pouvons vous aider à trouver les meilleurs partenaires pour créer votre entreprise en fonction de vos attentes (tarifs, délais, conseils, ...). Pour vous aider à les trouver, nous pouvons vous proposer plusieurs solutions : – nous faire part de vos besoins par mail (je vais vous envoyer un court message afin que vous puissiez me recontacter si vous le désirez) – passer par l’un des partenaires que nous présentons sur le blog du dirigeant. Ils sont évalués régulièrement et donnent satisfaction aux internautes qui nous lisent. En cas d’insatisfaction ou de soucis, cela peut arriver, nous serons présents pour vous appuyer. Bien cordialement, L’équipe Créer son entreprise Le Blog du Dirigeant !