Introduction

Construire une offre tarifaire ne consiste pas simplement à attribuer un prix à un produit ou à une prestation. Il faut déterminer ce que le client achète, sur quelle base il est facturé, selon quel modèle et avec quelles modalités de paiement.

comment construire son offre tarifaire

Une offre tarifaire pertinente doit être cohérente avec la valeur apportée au client, le fonctionnement du marché, les coûts de l’entreprise et son positionnement. Mais lorsqu’une activité démarre ou qu’une nouvelle offre est lancée, cette tarification reste d’abord une hypothèse. Elle doit être confrontée rapidement à des prospects puis, autant que possible, à de véritables décisions d’achat.

L’offre tarifaire ne doit pas non plus être considérée comme une décision immuable. Elle fait partie de la stratégie commerciale et doit pouvoir évoluer avec le marché, les objectifs du dirigeant et les ressources de l’entreprise. Une modification des attentes clients, de la concurrence, des coûts ou des capacités internes peut ainsi conduire à revoir le prix, mais aussi le contenu de l’offre, son mode de facturation ou ses modalités de paiement.

L’objectif n’est donc pas de trouver immédiatement un tarif parfait, mais de construire une offre compréhensible, économiquement viable et commercialement acceptable, puis de l’améliorer grâce aux informations recueillies sur le terrain.

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Qu’est-ce qu’une offre tarifaire ?

Une offre tarifaire décrit les conditions économiques auxquelles une entreprise propose son produit ou son service à ses clients. Elle ne doit pas être confondue avec le prix.
Le prix répond essentiellement à la question « combien le client paie ? ». Le modèle de tarification répond à la question « comment est-il facturé ? ». L’offre tarifaire précise plus largement ce qu’il achète, comment il est facturé, combien il paie et selon quelles modalités.

Prenons l’exemple d’un consultant.

  • « Accompagnement commercial » désigne son offre.
  • « Accompagnement commercial de trois mois comprenant un diagnostic, quatre ateliers et un suivi hebdomadaire, proposé à 3 000 € » constitue une offre tarifaire.

Les 3 000 € correspondent au prix.

Il pourrait pourtant commercialiser un service proche autrement : 900 € par journée de conseil, 1 000 € par mois pendant trois mois ou encore une partie fixe complétée par une rémunération variable.

Le choix du modèle tarifaire modifie alors non seulement la présentation du prix, mais aussi la manière dont le client évalue l’offre et la façon dont l’entreprise génère son chiffre d’affaires.

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Avant de fixer un tarif, clarifiez ce que votre client achète

Une erreur fréquente consiste à chercher immédiatement la réponse à la question :

  • « Combien dois-je facturer ? »

Cette question arrive souvent trop tôt. Il faut d’abord clarifier le besoin auquel répond l’offre, les bénéfices qu’en retire le client et précisément ce qui lui est proposé.

Une démarche commerciale structurée commence justement par l’identification des clients prioritaires, de leurs problématiques, des bénéfices recherchés, des facteurs différenciants et des cas d’usage avant de formaliser les argumentaires commerciaux.

Partir du besoin et de la valeur apportée

Une entreprise existe parce qu’elle apporte une réponse à un besoin client. L’entreprise peut être représentée comme la rencontre entre un produit ou un service et les besoins d’un client, en contrepartie d’un flux économique.

Avant de construire une tarification, demandez-vous donc :

  • quel problème le client cherche-t-il à résoudre ?
  • quel résultat attend-il ?
  • quelle valeur l’offre lui apporte-t-elle ?
  • pourquoi choisirait-il cette solution plutôt qu’une autre ?
  • que doit contenir l’offre pour rendre cette valeur suffisamment perceptible ?

Deux entreprises peuvent sembler vendre la même prestation tout en proposant des offres très différentes.

Un expert-comptable qui réalise uniquement une production comptable standardisée ne vend pas exactement la même chose qu’un cabinet intégrant pilotage, tableaux de bord, rendez-vous réguliers et conseil de gestion. Comparer uniquement leurs prix aurait peu de sens.

L’offre tarifaire doit évoluer avec la stratégie de l’entreprise

Les caractéristiques de l’offre tarifaire

Une offre tarifaire pertinente aujourd’hui ne le restera pas nécessairement demain. Le prix, le mode de facturation et les conditions commerciales s’inscrivent dans une stratégie qui dépend elle-même de trois éléments : les objectifs du dirigeant, l’environnement dans lequel évolue l’entreprise et les ressources dont elle dispose.

La démarche stratégique repose précisément sur ces trois piliers.

  1. Les volontés stratégiques fixent la direction recherchée
  2. L’environnement apporte opportunités et menaces,
  3. Les ressources déterminent ce que l’entreprise peut réellement mettre en œuvre.

L’évolution de l’offre tarifaire

L’offre tarifaire doit être lue de la même manière. Elle se situe au point de rencontre entre ce que l’entreprise veut obtenir, ce que le marché accepte et ce qu’elle est capable de produire durablement.

Si l’environnement évolue, par exemple avec l’arrivée d’un concurrent, une hausse des coûts, une nouvelle réglementation ou une modification des attentes clients, la stratégie peut devoir être adaptée. Ce changement conduit notamment à réévaluer les ressources nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie.

L’offre tarifaire peut alors évoluer elle aussi : augmentation ou baisse de prix, modification du contenu d’un forfait, création d’une formule d’abonnement, changement des conditions de paiement, ajout ou retrait de services, voire changement complet du modèle de facturation.

L’inverse est également vrai. Une évolution interne peut ouvrir de nouvelles possibilités. Une automatisation peut réduire les coûts, un nouveau savoir-faire peut permettre de monter en gamme, une capacité de production supplémentaire peut rendre une offre récurrente possible.

Une offre tarifaire n’est donc pas un chiffre à fixer puis à oublier. C’est une composante du modèle économique qui doit rester cohérente avec la stratégie, le marché et les ressources de l’entreprise.

Les 4 composantes d’une offre tarifaire

Pour structurer une offre tarifaire, il est utile de distinguer quatre décisions.

1. Ce qui est vendu

Il faut d’abord définir précisément ce que le client obtient.

Cela peut être :

  • un produit ;
  • une prestation ;
  • un ensemble de prestations ;
  • un accès à un service ;
  • un accompagnement ;
  • une licence ;
  • une capacité d’utilisation ;
  • ou encore une combinaison de plusieurs éléments.

Plus le contenu de l’offre est clair, plus il devient facile pour le client de comprendre ce qu’il compare et ce pour quoi il paie.

2. L’unité de tarification

L’unité de tarification correspond à l’élément auquel le prix est appliqué.

Selon l’activité, ce peut être :

  • une heure ou une journée ;
  • un produit ;
  • une mission ;
  • un utilisateur ;
  • une quantité consommée ;
  • une transaction ;
  • un mois d’accès ;
  • un projet ;
  • un nombre d’interventions.

Cette décision est essentielle car elle influence fortement la perception de l’offre.

3. Le modèle de tarification

Le modèle détermine la manière dont le prix est calculé : prix unitaire, forfait, abonnement, tarification à l’usage, commission, formule hybride, etc.

Les systèmes de facturation modernes permettent d’ailleurs de combiner différents modèles, par exemple un forfait fixe avec une facturation supplémentaire selon l’usage.

4. Les modalités de paiement

Enfin, il faut définir comment et quand le client paiera :

  • paiement comptant ;
  • acompte puis solde ;
  • mensualisation ;
  • échéancier ;
  • paiement récurrent ;
  • engagement sur une certaine durée.

Un prix de 1 200 € payé immédiatement et un engagement de 100 € par mois pendant douze mois représentent une somme totale proche mais peuvent être perçus très différemment par le client.

Quelle unité de tarification choisir ?

Avant de chercher le bon montant, posez-vous donc une question essentielle :

Sur quoi dois-je faire porter mon prix ?

Prenons un consultant.

  • Il peut vendre son temps : 900 € la journée.
  • Il peut vendre une mission : 3 000 € pour réaliser un audit.
  • Il peut vendre un accès régulier à son expertise : 600 € par mois pour un accompagnement récurrent.

Dans les trois cas, son savoir-faire reste comparable, mais ce que le client achète n’est pas présenté de la même manière.

L’enjeu consiste à trouver une unité compréhensible pour le client, adaptée à l’usage de l’offre et cohérente avec la façon dont la valeur est créée.

Dans les services numériques, par exemple, les entreprises peuvent facturer un tarif fixe, par utilisateur, par niveau ou selon l’utilisation réelle du service.

La bonne question n’est donc pas toujours : « Combien vaut une heure de mon travail ? » Elle peut être : « Mon client a-t-il réellement intérêt à acheter mon temps ou préfère-t-il acheter une prestation, un accès ou un résultat clairement défini ? »

Quel modèle de tarification choisir ?

Il n’existe pas un modèle tarifaire adapté à toutes les activités.

Le choix dépend notamment de la nature de l’offre, de la fréquence du besoin, de la prévisibilité de la consommation et de ce qui est facilement mesurable.

ModèleParticulièrement adapté lorsque…Point de vigilance
Prix unitaireLe produit ou la quantité vendue est facilement identifiableLe client compare facilement les prix unitaires
ForfaitLe périmètre de la prestation peut être défini à l’avanceBien estimer le temps et les coûts nécessaires
AbonnementLe client bénéficie régulièrement du serviceMaintenir une valeur suffisante dans la durée
Tarification à l’usageLa consommation varie fortement d’un client à l’autreLe revenu devient moins prévisible
Commission / variableUne transaction ou une performance mesurable crée la valeurDéfinir précisément la base de calcul
Modèle hybrideL’offre combine un service de base et une utilisation variableÉviter de rendre le tarif trop complexe

La facturation à l’usage consiste, par exemple, à faire varier le montant payé selon l’utilisation réelle du produit ou du service. Les offres hybrides peuvent quant à elles combiner abonnement, forfait et consommation variable.

Le modèle choisi doit rester suffisamment simple pour que le client puisse comprendre rapidement ce qui déclenchera sa facture et comment son montant évoluera..

Faut-il proposer un seul tarif ou plusieurs offres ?

Une autre décision consiste à choisir entre une offre unique et plusieurs niveaux de service.

Une offre unique présente l’avantage de la simplicité

Le prospect comprend immédiatement ce qui est proposé.

Mais les clients n’ont pas nécessairement tous les mêmes besoins, le même usage ou la même capacité à payer. Il peut alors être pertinent de construire plusieurs offres, par exemple : « Essentiel – Standard – Premium ».

La différence entre ces niveaux doit toutefois correspondre à de vraies différences de valeur : volume, fonctionnalités, niveau d’accompagnement, délai, disponibilité, personnalisation, services inclus, etc.

Créer artificiellement trois versions presque identiques uniquement pour disposer de trois prix risque au contraire de rendre la décision plus compliquée. Les options peuvent également permettre d’adapter une offre principale sans multiplier les formules. La règle reste la même : une grille tarifaire doit faciliter la décision, pas obliger le prospect à la décoder.

Comment déterminer le montant de ses prix ?

Construire l’architecture tarifaire ne suffit évidemment pas : il faut ensuite déterminer les montants.

Plusieurs dimensions doivent être étudiées simultanément.

Les coûts et la rentabilité

Le prix doit permettre de couvrir les coûts générés par l’activité et de contribuer à sa rentabilité.

Un tarif commercialement attractif mais structurellement déficitaire ne constitue pas un modèle économique viable. Il faut donc connaître ses coûts directs et indirects, ses marges et le volume d’activité nécessaire à l’équilibre.

Cette dimension mérite une analyse spécifique : elle sera approfondie dans notre article consacré aux coûts à couvrir pour être rentable.

Les prix et offres des concurrents

Observer la concurrence permet de comprendre les références tarifaires auxquelles les clients sont exposés.

Mais comparer uniquement les montants est insuffisant : il faut comparer les offres, les niveaux de service, les conditions, le positionnement et les facteurs de différenciation.

Le prix peut lui-même être un facteur clé de succès, mais son importance varie selon les segments et doit être mise en perspective avec d’autres critères comme la qualité, le service ou les caractéristiques de l’offre.

La valeur perçue et l’acceptabilité du prix

Un prix peut couvrir parfaitement les coûts de l’entreprise sans être accepté par le client. Inversement, une entreprise peut parfois facturer davantage que ce qu’elle aurait calculé sur la seule base de ses coûts lorsque la valeur créée et perçue est importante.

La compréhension de la valeur client est donc centrale.

Le positionnement et les objectifs stratégiques

Le niveau de prix dépend enfin de la stratégie : recherche de volume, positionnement premium, entrée sur un marché, différenciation, croissance, rentabilité, etc.

Ces différentes dimensions permettent de déterminer une zone de prix cohérente. La décision définitive devra ensuite être confrontée au marché.

Comment présenter son offre tarifaire ?

Une bonne tarification peut perdre une grande partie de son efficacité si elle est difficile à comprendre.

La présentation doit permettre au prospect d’identifier rapidement :

  • ce qu’il achète ;
  • ce qui est inclus ;
  • ce qui ne l’est pas ;
  • les différences entre les formules ;
  • le montant ;
  • le rythme de facturation ;
  • la durée éventuelle d’engagement ;
  • les options possibles.

Il faut également distinguer prix et effort de paiement. Un échéancier ou un abonnement peut rendre un investissement plus accessible sans nécessairement réduire son montant total.

Selon l’activité et la nature du client, des obligations réglementaires peuvent par ailleurs concerner l’information sur les prix ou l’établissement d’un devis. Il convient donc de vérifier les règles applicables à son secteur avant de commercialiser l’offre.

Comment tester son offre tarifaire sur le terrain ?

Une offre tarifaire conçue sur un tableur reste une hypothèse tant qu’elle n’a pas été confrontée à de vrais clients.

Cette idée est particulièrement importante lors d’une création d’entreprise ou du lancement d’une nouvelle offre.

L’entrepreneur peut avoir correctement étudié ses coûts, ses concurrents et son marché sans savoir avec certitude comment les clients réagiront au moment de prendre une décision d’achat.

Considérez la première tarification comme une hypothèse

Une démarche entrepreneuriale efficace consiste donc à construire une première version suffisamment cohérente pour pouvoir être testée, plutôt qu’à attendre d’avoir déterminé hypothétiquement le « prix parfait ».

La logique commerciale peut suivre une boucle simple :

Hypothèse → proposition commerciale → réaction → apprentissage → ajustement → nouveau test.

Présentez rapidement l’offre à de vrais prospects

Des échanges clients permettent d’identifier :

  • ce qui est immédiatement compris ;
  • les éléments jugés importants ;
  • les éléments considérés comme inutiles ;
  • les objections ;
  • les comparaisons faites avec d’autres solutions ;
  • les modalités de paiement qui posent problème ;
  • la réaction au niveau de prix.

Mais tous les retours ne possèdent pas la même valeur.

On peut distinguer quatre niveaux :

Avis → Intention → Engagement → Paiement
  • Un prospect qui affirme qu’il « trouve le prix raisonnable » fournit une information intéressante.
  • Un prospect qui demande un devis manifeste une intention plus forte.
  • Un prospect qui signe ou verse un acompte fournit un signal beaucoup plus robuste.

Plus le test se rapproche d’une véritable décision d’achat, plus l’information obtenue sur la pertinence de l’offre tarifaire est utile.

Ne baissez pas automatiquement le prix face à une objection Lorsqu’un prospect répond : « C’est trop cher », plusieurs explications sont possibles. Le prix est peut-être effectivement trop élevé.

Mais le client peut aussi :

  • ne pas percevoir suffisamment la valeur ;
  • ne pas correspondre à la cible visée ;
  • mal comprendre l’offre ;
  • comparer l’offre à une solution différente ;
  • ne pas avoir suffisamment confiance ;
  • ne pas avoir besoin de tous les éléments proposés ;
  • avoir un problème de budget ou de calendrier ;
  • préférer une autre modalité de paiement.

Une objection prix est donc d’abord une information à comprendre.

Ce n’est qu’après plusieurs observations cohérentes que l’entrepreneur peut décider de modifier le montant, le contenu de l’offre, son argumentation, sa cible ou son modèle tarifaire.

Les erreurs à éviter lorsqu’on construit son offre tarifaire

Plusieurs erreurs fragilisent régulièrement la tarification d’une nouvelle activité.

Choisir arbitrairement un montant avant d’avoir défini précisément l’offre.
Copier la grille d’un concurrent : ses coûts, son positionnement, sa notoriété, sa clientèle et son modèle économique peuvent être très différents.
Éviter de raisonner uniquement en « coûts + marge », de choisir une unité de facturation peu compréhensible pour le client ou de multiplier inutilement les niveaux et options.
Une offre tarifaire ne doit pas être considérée comme figée. Les besoins clients, la concurrence, les coûts et le positionnement de l’entreprise évoluent. La tarification doit donc elle aussi être pilotée.

Les questions à se poser avant de lancer son offre tarifaire

Avant de commercialiser une nouvelle offre, vérifiez que vous pouvez répondre clairement aux questions suivantes :

  • Que mon client achète-t-il réellement ?
  • Quel problème cherche-t-il à résoudre ?
  • Quelle valeur attend-il de mon offre ?
  • Quelle unité de tarification comprend-il le plus facilement ?
  • Son besoin est-il ponctuel ou récurrent ?
  • Quel modèle tarifaire correspond le mieux à cet usage ?
  • Une seule offre suffit-elle ou faut-il plusieurs niveaux ?
  • Quelles modalités de paiement sont les plus cohérentes ?
  • Mon prix permet-il de couvrir mes contraintes économiques ?
  • Comment se situe mon offre par rapport aux alternatives disponibles ?
  • Ai-je déjà présenté cette tarification à de vrais prospects ?
  • Quelles objections ai-je observées ?
  • Ai-je obtenu des engagements commerciaux concrets ?

Ces réponses permettent de transformer une simple idée de prix en une véritable hypothèse commerciale et économique à tester.

Ce qu’il faut retenir

Une offre tarifaire ne se résume pas à un prix. Elle détermine ce qui est vendu, l’unité de tarification, le modèle utilisé et les modalités de paiement.

Quand un élément du cadre stratégique évolue, il faut vérifier si l’offre tarifaire reste cohérente avec les deux autres. Si ce n’est plus le cas, elle doit être adaptée.

Avant de chercher combien facturer, déterminez ce que vous facturez. L’unité choisie doit être cohérente avec l’utilisation du produit ou du service et compréhensible pour le client.

Le bon modèle tarifaire dépend du fonctionnement de l’offre. Prix unitaire, forfait, abonnement, usage, commission ou modèle hybride répondent à des situations différentes.

Le montant doit être confronté aux coûts, au marché, à la valeur perçue et au positionnement stratégique. Aucun de ces critères ne suffit à lui seul.

Une première offre tarifaire reste une hypothèse. La confrontation rapide à de vrais prospects puis à des décisions d’achat permet de l’améliorer et de réduire progressivement l’incertitude.

FAQ

Comment construire une grille tarifaire ?

Commencez par définir précisément les offres proposées et les différences de valeur entre elles. Déterminez ensuite l’unité de tarification, le modèle de facturation, le prix et les modalités de paiement. Une grille tarifaire doit rester suffisamment simple pour permettre au client de comprendre rapidement ce qu’il obtient à chaque niveau de prix.

Comment choisir entre forfait et abonnement ?

Le forfait est généralement adapté à une prestation ponctuelle dont le périmètre peut être défini à l’avance. L’abonnement convient davantage à un service apportant une valeur régulière dans le temps. Le choix doit également prendre en compte la façon dont le client utilise l’offre et la capacité de l’entreprise à maintenir la valeur promise.

Faut-il afficher ses prix ?

Cela dépend de l’activité, du type de clientèle et de la complexité de l’offre. L’affichage peut simplifier la décision lorsque les prestations sont standardisées. Pour les offres complexes ou fortement personnalisées, un devis peut être plus approprié. Il faut également tenir compte des obligations réglementaires applicables à l’activité.

Peut-on modifier ses tarifs après le lancement de l’activité ?

Oui. Les tarifs peuvent évoluer avec les coûts, la demande, le positionnement, l’expérience acquise et la valeur apportée. L’enjeu est de mesurer les effets de ces changements sur les ventes, la marge et la satisfaction des clients. Pour les contrats ou abonnements en cours, les conditions contractuelles et les règles applicables doivent évidemment être respectées.

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Sommaire
  • Qu’est-ce qu’une offre tarifaire ?
  • Avant de fixer un tarif, clarifiez ce que votre client achète
  • Les 4 composantes d’une offre tarifaire
  • Quelle unité de tarification choisir ?
  • Quel modèle de tarification choisir ?
  • Faut-il proposer un seul tarif ou plusieurs offres ?
  • Comment déterminer le montant de ses prix ?
  • Comment présenter son offre tarifaire ?
  • Comment tester son offre tarifaire sur le terrain ?
  • Les erreurs à éviter lorsqu’on construit son offre tarifaire
  • Les questions à se poser avant de lancer son offre tarifaire
  • Ce qu’il faut retenir
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