Avant d’opter pour ce régime, le dirigeant se doit de bien appréhender les potentiels avantages et inconvénients susceptibles de découler de ce dernier. Le blog du dirigeant vous propose de revenir en détail sur ce point. Les avantages du régime micro-entrepreneur Da manière générale, le principal avantage de ce régime tient à sa simplicité. Des […]
Qu’est-ce qu’une micro entreprise ?
Les avantages de la micro entreprise attirent un grand nombre d’entrepreneurs chaque année. À destination des personnes physiques, elle permet de bénéficier d’un régime fiscal et social simplifié afin de leur donner l’opportunité de réussir dans leur projet de création d’entreprise.

La micro entreprise est une notion qui, anciennement autonome, a fusionné avec la notion d’auto entreprise. La micro entreprise est une option fiscale et sociale à l’attention des entreprises individuelles et des EURL.
Pour en bénéficier, les chefs d’entreprises doivent en faire la demande et respecter la limite de chiffres d’affaires réglementaire.
Cet article vous aide à comprendre le régime de la micro entreprise en vous présentant sa définition, ses conditions d’applications, son fonctionnement et ses formalités d’immatriculation.
Micro entreprise : définition
Notion en pratique complexe, la micro entreprise est un régime micro fiscal et micro social à ne surtout pas confondre avec le statut juridique. De même, pour plus de clarté, il faut opérer une distinction entre les régimes micro fiscal et micro social.
Distinction entre micro entreprise et forme juridique
À l’inverse de ce que la plupart de entrepreneurs pensent, la micro entreprise n’est pas une forme juridique. Elle est, en effet, un régime fiscal et social unique et simplifié ouvert aux entrepreneurs personnes physiques. Peuvent ainsi opter pour la micro entreprise :
- L’entreprise individuelle (EI) qui relève de la catégorie des bénéfices agricoles (BA), des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non-commerciaux (BNC) ;
- L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) qui relève de l’IR et non de l’impôt sur les sociétés (IS) à la condition que l’associé unique gérant soit une personne physique.
Les entrepreneurs qui ont opté pour le régime de la micro entreprise relèvent du :
- Régime micro BA pour les activités agricoles ;
- Régime micro BNC lorsqu’ils exercent une activité libérale ;
- Régime micro BIC pour les activités commerciales et artisanales.
Distinction entre régime micro fiscal et régime micro social
Lorsqu’une entreprise opte pour la micro-entreprise, elle relève du régime micro fiscal et du régime micro social.
Avant 2016, l’auto entreprise et la micro entreprise étaient deux notions concurrentes. Le régime auto entrepreneur relevait des régimes micro fiscal et du micro social tandis que le micro-entrepreneur bénéficiait des régimes micro-BIC et micro-BNC. Pour profiter du micro social, le chef d’entreprise devait choisir le statut de l’auto entrepreneur.
En 2016, la loi abroge l’auto-entreprise comme régime autonome. Désormais, la micro entreprise signifie régime de l’auto entreprise et régime de la micro entreprise.
En pratique, la notion d’auto entrepreneur subsiste toujours et désigne le micro entrepreneur.
Micro entreprise : les conditions d’application
Pour bénéficier du régime de la micro entreprise, l’entrepreneur doit exercer une activité légale. Elle doit être de nature :
- agricole,
- artisanale,
- commerciale,
- industrielle…
Le chiffre d’affaires (CA) de l’entrepreneur doit respecter les seuils de chiffre d’affaires imposés. Les plafonds de CA à ne pas excéder pour profiter de la micro entreprise sont :
- 188 700euros pour les activités de ventes de marchandises, de fourniture de logements ;
- 77 700 euros pour les prestations de services qui relèvent des BIC et les activités libérales.
En cas d’activité mixte c’est-à-dire prestations de services et ventes, le chiffre d’affaires global par an ne doit pas dépasser 188 700€ et 77 700€ pour le chiffre d’affaires annuel afférent aux services.
Précisons que l’auto- entrepreneur ne facture pas la TVA à ses clients. Il ne la déclare et ne la paie pas par défaut.
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Comment fonctionne une micro entreprise ?
L’encadrement juridique du régime de la micro entreprise comporte de multiples simplifications notamment en matière déclarative. Ce qui a un impact sur les dépenses globales liées à son fonctionnement.
Le régime micro fiscal
Au régime micro fiscal, l’IR du micro entrepreneur se détermine directement sur le montant de son chiffre d’affaires.
L’administration fiscale applique au chiffre d’affaires un abattement forfaitaire. Puis le soumet au barème progressif de l’IR des personnes physiques (IRPP).
Le micro entrepreneur peut également opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas, l’administration applique un pourcentage sur le chiffre d’affaires sans minimum. Lorsque le chiffres d’affaires est nul, l’entrepreneur ne paye aucun impôt au titre de son activité. L’entrepreneur paie alors son impôt au même moment que ses charges sociales.
Le régime micro social
En ce qui concerne le régime micro social, le chef d’entreprise bénéficie des modalités de calcul et de recouvrement simplifiés de ses cotisations sociales.
Pour déterminer leur montant, l’organisme tient compte du montant net du chiffre d’affaires de la déclaration mensuelle ou trimestrielle selon les options. Il détermine alors un taux selon la nature de l’activité.
Lorsqu’un micro entrepreneur n’encaisse pas de recettes, il ne paie pas de charges sociales et ne bénéficie pas non plus d’une protection sociale. Les micro entrepreneurs ne paient pas de cotisations sociales minimales contrairement au TNS.
Les obligations comptables des micro entrepreneurs sont simplifiées. Ils doivent tenir à jour :
- un livre des recettes,
- un registre des achats le cas échéant.
Remarque :
Les micro entrepreneurs doivent avoir un compte bancaire professionnel lorsque le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 10 000 € pendant 2 ans.
Il peut toutefois être important d’avoir un compte bancaire pro séparé du compte personnel. Cela permet de bien gérer les recettes de l’activité et de protéger sa famille.
Comment créer sa micro entreprise ?
Les formalités de création d’une micro entreprise sont simples. Pour cela, il suffit de remplir une déclaration de début d’activité micro entrepreneur disponible sur le site du guichet unique. . Ensuite, il faut transmettre le dossier de création avec les pièces justificatives au guichet unique qui centralise les formalités de toutes les entreprises.
Les frais d’immatriculation sont gratuits pour le micro entrepreneur. Le micro entrepreneur reçoit un extrait K et son numéro d’identification.
Quelques conseils pratiques sur la micro-entreprise
Pensez à la TVA stratégiquement
Si vos clients sont principalement des entreprises, il peut être intéressant d’opter volontairement pour la TVA.
Pourquoi ? Parce que les entreprises récupèrent la TVA, vous la récupérez sur vos achats. Cette option vous permet également de gagner en crédibilité vis-à-vis de vos partenaires.
Séparez vos finances dès le premier jour
Même si le compte pro n’est pas obligatoire immédiatement, nous vous recommandons d’ouvrir un compte dédié dès le départ. Cela permet
- de mieux piloter la trésorerie
- d’éviter les confusions personnelles
- de préparer une future évolution en société
Ne pas se fier uniquement aux taux de cotisations
Si le taux de cotisation peut sembler faible, et intéressant, un certain nombre de créateurs oublient également que la micro ne donne pas d’assurance chômage, que la retraite est proportionnelle et offre une protection limitée. Ces éléments sont à prendre en considération lors du choix du régime.
Comparez toujours le coût social global à celui d’une société.
FAQ sur la micro-entreprise
Elle est adaptée aux projets à faibles charges, aux tests de marché, aux activités complémentaires.
Elle devient moins intéressante si les charges sont élevées, le chiffre d’affaires approche les plafonds, des investissements importants sont nécessaires.
La déclaration se fait exclusivement via le guichet unique de l’INPI. L’URSSAF intervient ensuite pour les déclarations sociales.
Non. La micro-entreprise est un régime fiscal et social simplifié applicable à une entreprise individuelle ou à une EURL à l’IR.
Oui. Le cumul est autorisé sauf clause d’exclusivité dans votre contrat de travail. Attention : obligation de loyauté envers l’employeur
Depuis la réforme de l’EI (2022), le patrimoine personnel est automatiquement protégé. Il existe désormais une séparation entre le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel



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